Thèmes Sim'hat Torah

À savoir
Origines et signification de Sim'hat Torah
Sim'hat Torah (שִׂמְחַת תּוֹרָה) marque l'achèvement et la reprise du cycle annuel de Kriat haTorah. Elle se célèbre le 22 Tichri en Israël, coïncidant avec Chemini Atseret, et le 23 Tichri dans la Diaspora. Ce calendrier est issu du minhag babylonien qui a supplanté l'usage ancien d'achever le cycle tous les trois ans et demi.
Vezot Haberakha et Berechit : le cycle perpétuel
Le cœur de Sim'hat Torah est la lecture de Vezot Haberakha, dernière paracha du Séfer Torah, immédiatement suivie du début de Berechit. Ce retour au commencement illustre que la Torah n'a ni début ni fin absolus. Le 'Hatan Torah et le 'Hatan Berechit reçoivent ces aliot d'honneur, entourés de la Sim'ha de toute la communauté.
Les hakafot et la joie de la fête
Sept hakafot (processions) sont effectuées autour de la bima avec les rouleaux de la Torah, en chantant et en dansant. Le Rema confirme dans le Choulhane Aroukh (Ora'h 'Hayim 669) que ce Yom Tov est nommé « Sim'hat Torah » car on y célèbre un festin pour l'achèvement de la Torah. Le Hallel est récité lors de Cha'harit.
Place dans le cycle de Tichri
Sim'hat Torah succède à Souccot et son Hol Hamoed. Hochaana Rabba (21 Tichri) marque la clôture du jugement, veille directe de cette fête. L'Issrou Hag (24 Tichri) clôt le cycle festif automnal. Toutes les lois du Yom Tov s'appliquent : interdiction de mélakha et repas festifs obligatoires.
Lois de Sim'hat Torah : questions-réponses pratiques
En dehors d’Israël, où l’on célèbre deux jours de Yom Tov, on termine la lecture de la Torah le neuvième jour de la fête. C’est alors que l’on célèbre Simhat Torah, avec des danses et des applaudissements, comme on le fait en Israël le jour de Chemini Atseret, et on fait sept hakafot autour de la téva.
Celui qui prie en été et ne sait pas s’il a dit « Mashiv harouah oumorid hagueshem » ou « Morid hatal », tant que trente jours ne se sont pas écoulés, on considère qu’il a dit selon son habitude. Après ce délai, on considère qu’il a dit ce qu’il devait dire. Le Maharam de Rothenburg avait l’habitude, à Chemini Atseret, de répéter quatre-vingt-dix fois depuis le début de la berakha « Ata gibor » jusqu’à « Mashiv harouah oumorid hagueshem », correspondant à trente jours où l’on dit cette phrase trois fois par jour. Dès lors, s’il a un doute, il ne doit pas recommencer, même selon ceux qui, en été, ne disent pas « Morid hatal » et qui, en cas de doute en hiver, devraient recommencer. Même selon notre coutume où l’on mentionne « Morid hatal » en été, il est bon de répéter quatre-vingt-dix fois. Il suffit de répéter depuis « Mehayeh metim » jusqu’à « Mashiv harouah oumorid hagueshem ». Si c’est un chaliah tsibour qui répète la tefila deux fois par jour, à Cha’harit et à Min’ha, vingt jours suffisent pour s’assurer qu’il dira ce qu’il faut par la suite. De même, s’il prie quinze jours puis répète quarante-cinq fois, cela est valable, car tout dépend de l’habitude de la langue. Cependant, selon le Hatam Sofer, il ne faut pas seulement quatre-vingt-dix fois, mais cent une fois pour s’habituer. Les trente jours après Pessah comportent cent une fois pour s’habituer à dire « Morid hatal » : du premier jour de Pessah, le 15 Nissan, au 15 Iyar, il y a quatre-vingt-dix fois pour Cha’harit, Min’ha et Arvit ; en retirant Arvit et Cha’harit du premier jour de Pessah, il reste 88. Avec huit Moussaf de Pessah (en diaspora), trois Chabbat au milieu et deux jours de Roch ‘Hodech, cela fait treize, et avec les 88, cela fait cent une fois. Malgré tout, celui qui a répété jusqu’à quatre-vingt-dix fois et qui a ensuite un doute, il n’est pas nécessaire de lui demander de recommencer la tefila.
Il est permis de sortir les Sifrei Torah dans la rue de la ville le jour de Simhat Torah, ainsi qu’à la sortie de Simhat Torah, avec joie et danses, pour les hakafot supplémentaires, afin d’accroître l’honneur de la Torah. Ceci permet de rassembler toutes les couches de la population dans la joie de la Torah, pour l’honorer et la rendre chère aux yeux de toute la communauté. Il faut veiller scrupuleusement à ce qu’il n’y ait pas de mélange entre hommes et femmes.
Il faut attendre la nuit pour réciter le kiddouch le soir de Chemini Atseret. Bien que pour le Chabbat et les autres jours de fête, il soit permis d’accepter la fête ou le Chabbat avant la nuit, pour Chemini Atseret, il ne faut ni réciter le kiddouch ni manger avant la tombée de la nuit, afin d’éviter un doute d’interdit de la Torah. Ainsi, on ne récitera le kiddouch et on ne mangera le soir de Chemini Atseret qu’après la sortie de trois étoiles, car si l’on fait le kiddouch et que l’on mange avant la nuit, il faudra manger dans la soukka.
A la fin des hakafot, lorsque l’on remet les Sifrei Torah dans l’Aron Hakodesh, on chante ensemble le psaume "Hodou LaHachem Kirou Bishmo", que le roi Chlomo a récité lorsqu’il a introduit l’Arche dans le Beth Hamikdash.
Quiz sur le thème de Sim'hat Torah
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