Thèmes Téfila

À savoir
Qu'est-ce que la Téfila ?
La Téfila est l'acte de prière dans le judaïsme : une adresse verbale et intérieure adressée au Créateur, exprimant louange, gratitude, demande ou confession. Le terme hébreu provient de la racine palal, qui signifie espérer et aspirer. Le Maharal de Prague souligne que la Téfila est profondément liée à la pensée et à la concentration intérieure - ce que la tradition désigne par le terme Kavana.
Les trois offices quotidiens
La Halakha établit trois offices journaliers. Chaharit, l'office du matin, est le premier et le plus développé. Mincha, l'office de l'après-midi, correspond à l'heure du sacrifice quotidien. Arvit, l'office du soir, clôture la journée. Chaque office s'articule autour de l'Amida, la prière centrale récitée debout, qui constitue le cœur de toute Téfila.
Les éléments fondamentaux
La Téfila s'ouvre par le Chema Israel, déclaration de foi en l'Unicité divine. Les Birkot Hachachar préparent le fidèle à la prière matinale. Chaque Béra'ha prononcée est une unité liturgique à part entière, formant avec les autres l'édifice de la Téfila. Les Berakhot du Talmud constituent la source halakhique principale de cette structure. Le Sidour, livre de prières quotidiennes, rassemble l'ensemble de ces formules dans l'ordre canonique.
La philosophie de la Téfila
Le Rambam, dans le Guide des Égarés, enseigne que la Téfila n'est pas un outil pour modifier la volonté divine, mais un moyen de transformer l'homme lui-même : en priant, l'être humain élève son âme, affine son désir et développe une conscience de dépendance envers D.ieu. Cette vision rejoint celle du Ramhal dans Derekh Hachem : la Téfila parachève l'effort humain. La liturgie de Roch Hachana le formule clairement : « Téchouva, Téfila et tsédaka annulent le décret sévère. »
Tehilim et la Téfila personnelle
Les Tehilim (psaumes) occupent une place centrale dans la tradition de prière juive, tant dans la liturgie officielle que dans la dévotion personnelle. Réciter des Tehilim en cas de maladie, de danger ou de détresse est une pratique universellement répandue dans toutes les communautés, ashkénazes comme séfarades. La Téfila personnelle, qui jaillit du cœur, complète la Téfila codifiée du Sidour.
La Téfila dans la halakha
Le Choulhane Aroukh (Ora'h 'Haïm, chapitres 89-127) détaille les lois de la Téfila : orientation vers Jérusalem, horaires des offices, règles de pureté et de tenue, conditions d'interruption. L'office collectif avec minyan est préféré à la prière individuelle, car la Téfila du public est toujours reçue. La prière se clôt par Alenou, déclaration universelle de la royauté divine, puis le Kaddich.
Lois de Téfila : questions-réponses pratiques
Il convient de justifier ceux qui récitent le kaddich en lachon hakodesh mais à partir de lettres françaises ou anglaises, pour l’élévation de l’âme de leurs défunts, même s’ils ne comprennent pas du tout ce qu’ils disent, et il ne faut pas les repousser. A plus forte raison, on peut espérer que, grâce à la récitation du kaddich à la synagogue, ils se rapprocheront de la Torah et du judaïsme.
Il en va de même pour celui qui a tardé à prier Minha jusqu’à être très proche du coucher du soleil, et qui sait que s’il attend un minyan, il devra prier après le coucher du soleil, pendant le crépuscule. Il doit attendre et prier en assemblée, et ne pas prier seul avant le coucher du soleil. Mais si l’on a tardé à prier Minha et que, d’ici à ce qu’il y ait un minyan, le temps du tsèt hakokhavim selon les Guéonim arrivera, il ne faut certainement pas attendre pour prier en assemblée, mais il faut prier seul avant le tsèt hakokhavim. Il ne faut pas s’appuyer sur l’opinion de Rabbénou Tam et de ceux qui partagent son avis. De plus, si l’on ne trouve un minyan pour la prière d’Arvit qu’après la moitié de la nuit, certains disent qu’il vaut mieux prier seul avant la moitié de la nuit que de prier en assemblée après la moitié de la nuit, car il faut a priori lire le Chema dès la sortie des étoiles, et son temps s’étend jusqu’à la moitié de la nuit. Ce n’est qu’a posteriori, si l’on a tardé, que l’on peut lire le Chema seul, puis prier en assemblée après la moitié de la nuit.
Il est interdit de manger ou de boire avant la tefila de Chaharit, comme il est dit : « Vous ne mangerez pas sur le sang », et les Hakhamim ont interprété cela comme l'interdiction de manger avant d'avoir prié pour sa vie. Il est également écrit à propos de Yerovam : « Et Moi, tu M'as jeté derrière ton dos », que l'on lit aussi « ton orgueil », indiquant que celui qui mange et boit avant la tefila montre de l'orgueil avant d'accepter le joug du Ciel. Cependant, il est permis de boire de l'eau avant la tefila, car cela n'est pas considéré comme de l'orgueil. Il est aussi permis de boire du café ou du thé, même avec du sucre, avant la tefila. Même le Chabbat, il est permis de boire du café ou du thé avec du sucre avant la tefila de Chaharit, car l'obligation du kidoush ne commence qu'au moment du repas, et il n'est pas possible de prendre un repas avant la tefila de Chaharit. Il est donc d'usage, pour ceux qui restent à la synagogue les nuits de Chabbat pour dire des supplications ou des Tehilim, de boire du thé ou du café avec du sucre, même après l'aube. De même, pendant les jours de selihot, on boit du thé ou du café avec du sucre avant la tefila de Chaharit. Ceux qui agissent ainsi ont sur quoi s'appuyer. Si tu as un doute sur la halakha, observe la pratique de la communauté et fais de même.
Dans les écoles où il y a un minyan composé d'élèves des classes supérieures ayant atteint l'âge des mitsvot, il est souhaitable et correct d'associer à eux des élèves plus jeunes qui n'ont pas encore atteint cet âge, afin qu'ils puissent répondre avec eux aux paroles de sainteté et aux "Amen" de la répétition du chaliah tsibour. Mais s'il n'y a pas de minyan de ceux qui ont atteint l'âge des mitsvot, il n'est pas permis aux enfants, même s'ils ont atteint l'âge de l'éducation religieuse, de constituer un minyan pour eux-mêmes afin de dire la répétition ou les paroles de sainteté, ou de lire la Torah avec ses bénédictions, car tout ce qui relève des paroles de sainteté doit se faire avec un minyan de personnes ayant atteint l'âge des mitsvot.
La coutume est de réciter le chapitre "Bame Madlikin" la veille de Chabbat dans la maison de l'endeuillé, avant la prière d'Arvit de Chabbat. Dans les endroits où l'on a l'habitude de ne pas le réciter dans la maison de l'endeuillé, ils ont sur quoi s'appuyer. Après les sept jours de deuil, il est évident pour tout le monde qu'il faut le réciter, même si l'on prie dans la maison de l'endeuillé.
Quiz sur le thème de Téfila
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