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Thèmes Birkat Cohanim

Birkat Cohanim au cœur de la paracha Nasso, bénédiction triple confiée aux Cohanim, récitation de l’Amida à Yom Tov et en Israël chaque Chabbat.

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Birkat Cohanim
Birkat Cohanim : la benediction des Cohanim

À savoir

Birkat Cohanim : la bénédiction sacrée des Cohanim

Birkat Cohanim est la bénédiction que les Cohanim prononcent sur le peuple d'Israël, instituée par la Torah dans la paracha Nasso (Nombres 6, 22-27). Transmise à Aharon et à ses fils, elle se compose de trois versets formant une « bénédiction triple » dont la récitation constitue une mitsva à part entière, répertoriée dans le Sefer HaMitsvot du Rambam (commandement positif n° 26) et dans le Sefer Ha'Hinoukh (mitsva 378).

Les trois versets de la bénédiction

Le premier verset — « Que Hachem te bénisse et te garde » — évoque la protection matérielle et spirituelle. Le deuxième — « Que Hachem fasse briller Sa face vers toi et te gracie » — exprime la bienveillance divine. Le troisième — « Que Hachem élève Sa face vers toi et t'accorde la paix » — culmine avec le don du shalom intérieur. Ces trois degrés forment une progression allant de la fraternité communautaire à l'acceptation inconditionnelle de chaque individu.

Birkat Cohanim dans la Téfila

Birkat Cohanim est intégrée à la répétition du 'Hazan lors de l'Amida, entre la Béra'ha de Modim et celle de Sim Chalom. Les Cohanim montent alors au « doukhan », étendent les mains vers le public et récitent la bénédiction mot à mot, guidés par le 'Hazan. Ce rituel de nessiat kapayim (élévation des mains) est codifié dans le Choulhane Aroukh, Orah 'Haïm, simanim 128-130, et détaillé dans le Rambam, Hilkhot Téfila, chapitres 14-15.

Fréquence de récitation selon les communautés

En Israël, les Cohanim montent au doukhan à chaque Téfila de Cha'harit (Chabbat inclus), conformément à la pratique séfarade et à celle des communautés d'Eretz Israël. En diaspora ashkénaze, la bénédiction est réservée aux Yom Tov (Pessa'h, Chavouot, Soukot, Chemini Atseret, Roch Hachana et Yom Kippour au Moussaf). Cette différence de minhag est liée à la condition de sim'ha requise pour le rituel.

Rôle des Léviyim (statut de Lévi)

Avant de monter au doukhan, les Cohanim se lavent les mains : ce sont les porteurs du statut de Lévi qui versent l'eau sur leurs mains, perpétuant ainsi la coopération entre les deux tribus sacerdotales. Cette pratique est mentionnée dans le Talmud, traité Berakhot, et reflète la hiérarchie de service établie dans la paracha Emor, qui détaille les lois propres aux Cohanim.

Découverte archéologique et antiquité du texte

Les versets de Birkat Cohanim figurent sur deux lamelles d'argent découvertes à Ketef Hinnom (Jérusalem), datées d'environ 600 av. EC, soit la fin de la période du Premier Temple. Ce sont les plus anciens textes scripturaires hébreux retrouvés à ce jour, conservés au Musée d'Israël. Ils attestent de l'usage de ces versets comme amulettes protectrices bien avant la codification talmudique, montrant combien cette Béra'ha était déjà au cœur de la vie religieuse du peuple juif.

Lois de Birkat Cohanim : questions-réponses pratiques

Formule des diverses benedictions

Notre coutume est de dire dans la formule de la bénédiction des fiançailles : « Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh ha'olam asher kidéchanou bemitsvotav vetsivanou al ha'arayot », « ve'assar lanou et ha'aroussot, ve'itir lanou et hanessouot lanou al yedei houppa bekidouchin, Baroukh ata Hachem mekadesh amo Israël al yedei houppa bekidouchin ». Il faut prononcer le mot « bekidouchin » avec un bet doux, sans dagesh, de façon à ce que cela s'entende comme « vekidouchin ». Ceux qui disent « al yedei houppa vekidouchin » ont sur quoi s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des Cohanim, Halakha 144)
Ordre approprie pour la Nesiat Kapayim

Lorsque les cohanim font la nesiat kapayim et bénissent Israël avec la berakha des cohanim, toute l'assemblée doit se tenir debout avec crainte, respect et gravité. Seuls un malade ou une personne âgée qui ne peuvent pas se tenir debout sont autorisés à rester assis à leur place.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des Cohanim, Halakha 61)
Formules de la priere et des benedictions

Dans la berakha "Shema koleinu", il est recommandé d'ajouter : "khous verakhem aleinu". Il ne faut pas commencer par "Av harakhman", etc. Cependant, il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des Cohanim, Halakha 59)
Formule des diverses benedictions

La formulation du zimoun selon notre coutume est : « Hav lan venivarekh lemalka ila'a kedisha », et l'on répond « Shamayim ». Le mezamen dit ensuite : « Bereshout malka ila'a kedisha », « uvereshout mori verabbotai » (les convives), « nevarekh sheakhalnou mishelo », et l'on répond : « Baroukh sheakhalnou mishelo ouvetouvo hayinou ». Il répète ensuite « Baroukh sheakhalnou... ». Si les convives sont dix, on ajoute « Eloheinu » et l'on dit : « Nevarekh Eloheinu sheakhalnou mishelo ». Celui qui dit « Nevarekh leEloheinu » doit être corrigé et on doit lui enseigner la formulation correcte « Nevarekh Eloheinu », afin qu'il n'ajoute pas la lettre lamed.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des Cohanim, Halakha 152)
Formules de la priere et des benedictions

Dans la formulation de "Yaale ve-yavo" que l'on dit à Roch Hodech, il est préférable de dire : "beyom rosh hachodesh hazé".

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des Cohanim, Halakha 60)
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