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Questions au Rav Prière

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Amener un enfant en bas âge à la synagogue

Bonjour, A t-on le droit de prendre son enfant en bas age (donc, pas encore propre) a la synagogue, et le porter pendant la Birkat Kohanim, pour lui faire la Bérakha?

Amener un enfant en bas âge à la synagogue
Bonjour, A t-on le droit de prendre son enfant en bas age (donc, pas encore propre) a la synagogue, et le porter pendant la Birkat Kohanim, pour lui faire la Bérakha?
Rav Michaël Kottek
Rav Michaël Kottek

Il faut d’abord se poser la question suivante : est-il important d’amener un enfant en bas age à la synagogue entendre la « Birkate Kohanim » ;
Sur ce point on peut citer le Maguèn Avraham qui dit que les femmes et enfants sont bénis par l’intermédiaire du mari et du père (1).
Donc, si le père ou le mari se trouve à la synagogue et répond Amen à la bénédiction des Kohanim, cela aura une influence sur lui-même et sur toute sa famille.
Le Rama écrit : on doit apprendre aux « petits » enfants à répondre Amen, car dés le moment où un enfant répond Amen, il reçoit sa part dans le monde futur (‘Olam Haba) (2).
Le Michna Béroura ajoute : « on doit les éduquer à se conduire dignement ».

Quant aux tous petits qui courent et rigolent à la synagogue, il vaut mieux ne pas les amener pour plusieurs raisons : qu’ils ne prennent pas de mauvaises habitudes et qu’ils ne dérangent pas les autres fidèles dans leurs prières (3).

De plus il faut bien vérifier s’ils sont propres (eux même et leurs vêtements ou leurs chaussures).
S’ils ne le sont pas, cela peut nuire à la prière des fidèles qui sont aux alentours (dans un rayon de 2 mètres).
A priori, il ne faut pas prier ni réciter des bénédictions dans l’entourage d’un enfant qui n’est pas propre.
Toutefois s’il est sale dans sa couche mais qu’il n’y a pas d’odeur, c’est permis (4).

En conclusion, pour un enfant qui sait parler, il est bon de l’éduquer à dire Amen, seulement s’il sait se tenir tranquille à la synagogue et à condition qu’il ne soit pas sale (même s’il n’est pas encore propre de lui-même).

KOL TOUV

(1) Choul’hane ‘Aroukh 128,38
(2) Ora’h ‘Haïm 124,7
(3) Michna Béroura chap.124 alinéa 28
(4) Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm chap.76
Résumé
Il en ressort que cette bénédiction traverse murs et frontières pour parvenir la où elle doit arriver. Il n’y a donc pas de différence si l’on est présent ou pas.
Donc, les hommes présents, de même que ceux qui sont absents pour des raisons valables (Anous) seront bénis ainsi que toute leur famille.
De même des veuves ou des orphelins qui ne se trouvent pas à la synagogue sont aussi bénis même sans l’intermédiaire d’un mari ou d’un père

Par contre les hommes qui n’ont pas pris la peine de se présenter devant les Kohanim, alors qu’ils en avaient la possibilité seront écartés de cette Bérakha. (2).

Kol Touv
Sources
1) 38b
2) Voir Sota 38b

Voir aussi

Sujets traités

Birkat Cohanim Enfants Synagogues Éducation juive Téfila Michna Beroura

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