Questions pratiques
Lois du chaliah tsibour et critères de nomination
Réponse
Si un chaliah tsibour se rend compte, après avoir terminé la répétition de la Amida, qu'il a oublié de dire Yaale Véyavo, il pourra se reposer sur la prière de Moussaf. Mais s'il s'en rend compte au milieu de la répétition, il doit reprendre comme le ferait un particulier.
Ne pas interrompre devant celui qui prie
Réponse
Il est interdit de s’asseoir à l’intérieur de quatre amot, soit environ 1,92 mètre, d’une personne qui récite la Amida. Si quelqu’un était déjà assis et qu’une autre personne vient ensuite prier à cet endroit, si celui qui est assis était en train d’étudier la Torah ou de prier, il ne doit pas se lever. Même selon la midat hassidout, il n’y a pas lieu de se lever, et au contraire, il faut craindre un risque de bitoul Torah (interruption de l’étude) en se levant. Si la personne assise n’était pas en train d’étudier ou de prier, et que cela se passe à la synagogue, il convient de prendre en compte la rigueur et de se lever face au priant. Mais si cela se passe à la maison ou dans un lieu non réservé à la prière, selon la règle stricte il n’est pas nécessaire de se lever, mais il est recommandé, par midat hassidout, de se lever. Tout cela concerne le cas où l’on était déjà assis avant que le priant ne vienne. Mais a priori, il ne faut pas s’asseoir devant quelqu’un qui prie, même si l’on étudie ou prie soi-même. En cas de nécessité, il est permis d’être indulgent si l’on étudie ou prie, à condition de prononcer les paroles de Torah à voix haute. Ainsi, celui qui écoute la répétition de la Amida du chaliah tsibour, même s’il médite des paroles de sainteté, il lui est interdit de s’asseoir dans les quatre amot du priant, car le principe de "chomea keone" ne s’applique pas ici, puisqu’il a déjà accompli sa prière. Toutefois, une personne âgée ou faible est autorisée à s’asseoir. L’interdiction de s’asseoir devant le priant s’applique aussi bien devant lui que sur ses côtés, dans un rayon de 1,92 mètre. Certains sont rigoureux et ne s’assoient pas devant le priant même à une distance telle que dans son champ de vision, mais selon la règle stricte, l’interdiction ne concerne que les quatre amot devant ou sur les côtés. Celui qui est rigoureux sur ce point sera béni, à condition que cette rigueur ne cause pas de bitoul Torah.
Formules de la priere aux fetes de l'annee
Réponse
Dans la version de la tefila de Roch Hachana et de Yom Kippour, il convient de dire « chehachilton » devant Toi, car cette formulation est plus précise.
Aller à la maison d’étude
Réponse
On s'efforcera d'étudier chaque jour au moins deux halakhot, afin d'entrer dans la catégorie de celui dont il est dit : "Quiconque étudie les halakhot chaque jour est assuré d'être un ben olam haba". Les baalei batim qui n'étudient chaque jour que trois ou quatre heures seulement doivent étudier les halakhot à partir des livres des poskim dont nous suivons les décisions, et ils ne s'acquittent pas de leur obligation en étudiant uniquement la Michna ou la Guemara, car la halakha ne se déduit pas du Talmud. Il apprendra les halakhot de la bouche d'un talmid hakham confirmé, expert en halakha. Il est approprié et correct d'étudier de temps en temps des livres de moussar et d'agada, sur des sujets qui conduisent à la crainte du Ciel et à des qualités élevées.
Celui qui n’a pas d’eau et celui qui nourrit autrui
Réponse
Si un invité de marque, qui n'observe pas la Torah et les mitsvot, est reçu à la maison et qu'il est invité à manger, il convient de lui demander avec douceur de se laver les mains et de réciter la berakha comme il se doit. Si cela n'est pas possible, ou s'il est évident qu'il n'acceptera pas, et que cet invité a du respect pour la Torah et ceux qui l'étudient, et qu'en ne lui servant pas à manger il risquerait de s'éloigner davantage de la Torah et d'en venir à détester ceux qui la respectent, il est permis de l'honorer en lui offrant à manger et à boire, même s'il ne fait pas la berakha et ne se lave pas les mains. Si possible, il est bien de lui demander d'avoir l'intention de s'acquitter de la berakha du motzi et du birkat hamazon récités par le maître de maison, afin qu'il s'acquitte par la règle de "chomea keone".
Jouir d’un acte de Chabbat dans les cas de controverse
Réponse
Si quelqu'un a versé de l'extrait de thé dans une tasse et a ensuite versé dessus de l'eau bouillante provenant d'un keli richon, bien qu'il soit préférable a priori de d'abord verser l'eau bouillante dans une tasse vide puis d'ajouter l'extrait de thé, malgré tout, si cela a été fait dans l'autre ordre, il est permis de boire ce thé pendant Chabbat et il n'y a pas lieu d'interdire à cause d'un acte accompli pendant Chabbat. D'autant plus que certains permettent même a priori d'agir ainsi, comme cela sera expliqué dans les lois de bishoul.
Lois de la guerre pendant Chabbat
Réponse
Si des non-juifs assiègent des villes juives pour des questions d'argent, il n'est pas permis de profaner le Chabbat pour cela, car il n'est pas autorisé de transgresser le Chabbat pour une perte financière. Mais s'ils viennent pour des questions de vie, ou même s'il y a un doute à ce sujet, on sort contre eux avec des armes et on profane le Chabbat pour les repousser. Dans une ville proche de la frontière, c'est-à-dire une ville qui sépare le territoire habité par des juifs de celui habité par des non-juifs, même s'ils ne viennent que pour du foin ou de la paille, on profane le Chabbat pour les repousser, car il faut craindre que s'ils la prennent, la terre devienne plus facile à conquérir pour eux.
Cha'harit et Min'ha a Roch Hodech
Réponse
Si le chaliah tsibour a oublié de dire Yaale véyavo à Roch Hodech et ne s'en rend compte qu'à Sim Chalom, et après que les cohanim ont déjà fait la birkat cohanim, il a alors le même statut qu'un particulier qui a oublié et doit reprendre à Retse. Lorsqu'il recommence et poursuit l'ordre de la tefila jusqu'à la birkat cohanim, les cohanim ne doivent pas refaire la birkat cohanim.
Lois de la cachérisation des ustensiles
Réponse
Pour chaque ustensile, on suit la manière d'utilisation la plus fréquente afin de déterminer la méthode de cachérisation pour Pessah. Si la plupart du temps l'ustensile a été utilisé avec du liquide, il suffira de le cachériser par hagala (immersion dans l'eau bouillante). Si la plupart du temps il a été utilisé à sec, il faudra procéder à un liboun (chauffage au rouge).
Jeûne des premiers-nés la veille de Pessah
Réponse
Des premiers-nés qui n'ont pas trouvé de repas de mitsva ni conclu de massekhet la veille de Pessah, et qui ont commencé à jeûner, puis ont trouvé un repas de mitsva, il est évident qu'ils ne sont pas obligés de continuer à jeûner. Ils peuvent alors manger et boire, même chez eux, et il n'est pas nécessaire de compléter le jeûne un autre jour à la place de celui commencé la veille de Pessah.
Ordre des prieres pendant hol hamoed
Réponse
On récite la prière de Moussaf pendant Hol Hamoed, en disant « Et yom mikra kodesh hazé ». Lors du Yom Tov, on dit « Et yom tov mikra kodesh hazé ». On prie Moussaf comme lors du premier jour de Yom Tov. Si, pendant Hol Hamoed, on a dit par erreur « Et yom tov mikra kodesh hazé », on ne fait pas recommencer la prière.
Lessive pendant Hol Hamoed
Réponse
Il est permis d'apporter pendant Hol Hamoed, de la maison de l'artisan à son domicile, des objets nécessaires pour la fête, comme des coussins, des couvertures, des assiettes et similaires. Mais pour ce qui n'est pas nécessaire pour la fête, il n'est pas permis de les apporter.
Lois des Selihot
Réponse
Lorsque le chaliah tsibour dit les mots « Hachem Hachem », il convient de courber légèrement le dos en s'inclinant. Il n'est pas nécessaire de se mettre sur la pointe des pieds comme on le fait lors de la kedoucha ; il suffit de garder les pieds droits et de dire les treize attributs avec kavana. Certains ont l'habitude de se mettre sur la pointe des pieds en disant « Hachem Hachem », comme lors de la kedoucha.
Lois du sekhakh
Réponse
Une souka dont le sikhoukh est irrégulier, avec des cannes qui montent et descendent, est cachère tant qu’il n’y a pas un espace de trois tefahim entre les cannes. En effet, moins de trois tefahim est considéré comme lavoud. Mais s’il y a un espace de trois tefahim ou plus, si la canne supérieure a une largeur d’un tefah ou plus, ce qui lui confère l’importance d’un abri, on considère qu’elle descend jusqu’à toucher la canne inférieure, et la souka est cachère. C’est la règle de chabout rami, c’est-à-dire que l’on abaisse et projette la canne supérieure vers le bas comme si elle rejoignait la canne inférieure.
Lois de Pourim Méchoulach
Réponse
Le dimanche, seizième jour du mois d’Adar, on fait le repas de Pourim, conformément à ce qui est enseigné dans le Yeroushalmi, selon lequel il ne faut pas faire le repas de Pourim à Chabbat, car il est écrit dans la Meguila d’Esther "faire de ces jours des jours de festin et de joie", ce qui exclut Chabbat dont la joie dépend du Ciel. En effet, la joie de Chabbat n’a pas été instituée par Mordekhai et les membres de la Grande Assemblée, mais est une loi ancienne d’origine divine, comme il est dit dans le Sifri à propos de "vos jours de joie", qui désigne les Chabbatot. C’est pourquoi on a institué de dire dans la prière de Chabbat : "Ils se réjouiront dans Ton règne, ceux qui gardent le Chabbat et proclament le délice". Il faut donc faire le repas de Pourim le dimanche. Néanmoins, il est bon de préparer un plat particulier en l’honneur de Pourim et de l’ajouter aux repas de Chabbat, ainsi que de boire du vin, de la bière ou d’autres boissons, en souvenir du miracle.
Lois du repas de Pourim
Réponse
Il est recommandé de multiplier les chants et louanges envers Hachem. Il est bon de remercier Hachem et de chanter à Son Nom pour tout le bien qu’Il nous a accordé. Il est également une mitsva de réjouir les enfants avec des douceurs et des friandises.
Endroits soumis à l’obligation de mezouza
Réponse
Dans une pièce utilisée uniquement pour la lessive, on placera une mezouza sans réciter de bénédiction, et on la couvrira avec du cuir, du plastique ou un matériau similaire.
Emplacement, ordre de pose et bénédiction de la mezouza
Réponse
La coutume répandue est de réciter la bénédiction uniquement sur la première mezouza que l’on fixe à l’entrée de la maison, et cette bénédiction acquitte toutes les mezouzot que l’on fixe dans les autres pièces. Si l’on récitait une bénédiction sur chaque mezouza, cela constituerait une bénédiction non nécessaire. Ainsi, même si l’on fixe deux, trois ou davantage de mezouzot dans les différentes pièces de la maison, une seule bénédiction suffit pour toutes.
Annulation dans le kilaim
Réponse
Certains avis estiment que la laine et le lin ne s'annulent pas l'un l'autre, même avant le filage. Selon eux, un fil filé à partir de laine et de lin est interdit, même si l'un des deux composants est minoritaire. D'autres avis s'opposent et pensent que la laine et le lin peuvent s'annuler l'un l'autre avant le filage.
Interdiction d’étudier la Torah pour l’endeuillé
Réponse
Un dayan en deuil dans sa ville n'a pas le droit de siéger pour juger une affaire de din Torah qui lui est soumise, sauf si les parties ne peuvent pas attendre la fin des sept jours de deuil et qu'il n'y a pas d'autre dayan équivalent dans la ville. Dans ce cas, comme la communauté a besoin de lui, il lui est permis de juger.

