Thèmes Aron Kodech

À savoir
L'Aron Kodech, coeur sacré de la synagogue
L'Aron Kodech est l'armoire sainte placée contre le mur oriental de toute synagogue, face à Jérusalem. Il abrite le ou les rouleaux du Sefer Torah, objet le plus sacré de la communauté. Son nom signifie littéralement « coffre saint », en référence directe à l'Aron de l'Alliance que la paracha Terouma ordonne à Moshé de construire pour le Michkan.
Héritage du Beth Hamikdach
Dans le Premier Temple, l'Aron de l'Alliance trônait dans le Saint des Saints (Kodech Hakodachim). La destruction du Beth Hamikdach n'a pas effacé ce symbole : la synagogue en devient l'écho, et l'Aron Kodech en perpétue la mémoire. La paracha Vayakhel décrit la construction effective de cet Aron originel, tandis que Ki Tissa rappelle le drame des Tables brisées puis replacées en son sein.
Le rituel de la Kriat haTorah
L'Aron Kodech s'ouvre lors de la Kriat haTorah, la lecture publique de la Torah. Le Sefer Torah est sorti en procession solennelle jusqu'à la Bima, où le lecteur suit le texte avec le Yad pour ne pas toucher le parchemin. Ce moment est l'un des points culminants de l'office synagogal.
Symbolisme et ornements
Un rideau brodé, le Parokhet, en voile l'entrée - réminiscence du voile séparant le Kodech du Kodech Hakodachim dans le Michkan. Au-dessus brûle le Ner Tamid, lumière perpétuelle. La paracha Tetsave décrit ces accessoires sacrés. Les communautés séfarades et achkénazes ont développé des styles architecturaux distincts, mais la centralité de l'Aron dans la Torah (texte) et la vie liturgique reste universelle.
Lois de Aron Kodech : questions-réponses pratiques
Dans une synagogue où il y a sept arches saintes, chacune ayant été construite grâce à la donation d'un particulier dont le nom est inscrit sur l'arche, et où chaque donateur souhaite que le Sefer Torah soit sorti de "son" arche les chabbats et jours de fête, il est permis de sortir chaque chabbat le Sefer Torah selon l'ordre des arches, à tour de rôle. Il n'est donc pas nécessaire de toujours sortir le Sefer Torah de l'arche centrale, comme c'est la coutume à Djerba. C'est également la coutume en Terre d'Israël. De même, lorsqu'il y a deux ou trois Sifrei Torah un chabbat, on les sortira selon le tour des arches.
Lorsqu'on remet le Sefer Torah dans l'arche sainte, il n'est pas nécessaire que toute l'assemblée accompagne le Sefer Torah jusqu'à l'arche, car l'assemblée reste dans la synagogue pour poursuivre la prière ou pour la prière de Mousaf. Cependant, ceux qui se tiennent près de l'arche sainte accompagneront le Sefer Torah de l'arche à la bima et de la bima à l'arche, car cela constitue un honneur pour la Torah. Certains disent que, pour cette raison, il ne faut pas placer la bima près de l'arche sainte, car on sortirait et remettrait le Sefer Torah sans aucun accompagnement ni honneur, et cela ne doit pas être fait. Mais en pratique, il n'y a pas de rigueur à ce sujet.
Dans les synagogues situées en dehors d'Israël, où les bedeaux sont des non-juifs, et même si le gardien qui détient les clés de la synagogue est un non-juif, il est permis de maintenir cette pratique et il n'y a pas lieu d'interdire le fait que la synagogue et les Sifrei Torah soient sous la responsabilité d'un non-juif, même si la nuit il peut y faire ce qu'il veut. En effet, puisque le non-juif est employé par la communauté, il ne nuira pas à ses propres intérêts de peur d'être renvoyé, surtout si toute sa subsistance en dépend. Il est également permis d'apporter des Sifrei Torah et des livres saints dans une prison à l'étranger afin que les juifs incarcérés ne soient pas empêchés de lire dans le Sefer Torah. Il faudra cependant veiller à réserver une armoire spéciale pour le Sefer Torah, dont la clé sera détenue par un juif.
Il n'est pas permis à l'assemblée de quitter la synagogue avant que le Sefer Torah n'ait été replacé à l'endroit qui lui est destiné.
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