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Kotel et Mur occidental, vestige du Beth Hamikdach à Jérusalem, lieu de prière sacré symbolisant la présence divine et la continuité du peuple juif.

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Kotel
Le Kotel, vestige sacre du Beth Hamikdach

À savoir

Le Kotel, vestige sacré du Beth Hamikdach

Le Kotel est le mur de soutènement occidental du Mont du Temple à Jérusalem, seul vestige accessible de l'enceinte monumentale érigée par le roi Hérode au premier siècle av. EC autour du Beth Hamikdach. Long de quelque 488 mètres à l'origine, construit en imposants blocs de pierre calcaire, ce mur symbolise depuis près de deux millénaires la présence divine et la continuité du peuple juif sur la Terre d'Israël.

Histoire et sainteté

Depuis la destruction du Second Temple par les Romains en 70 EC, le Kotel est devenu le lieu de Téfila le plus saint accessible aux Juifs. La Geniza du Caire atteste de pèlerinages et de prières dès les IXe et Xe siècles. Selon la tradition juive, la Chekhina - la présence divine - n'a jamais quitté le Kotel, ce qui lui confère une sainteté particulière, supérieure à toute synagogue. Le Tich'a BeAv, jour de deuil commémorant la destruction du Premier Temple puis du Second Temple, des milliers de fidèles s'y rassemblent pour pleurer la perte du Beth Hamikdach et prier pour sa reconstruction.

Jérusalem réunifiée et Yom Yeroushalayim

Pendant la période jordanienne (1948-1967), les Juifs n'avaient plus accès au Kotel. La libération de Jérusalem-Est lors de la guerre des Six Jours, en 1967, permit au soldat israélien de se retrouver face au Mur pour la première fois depuis dix-neuf ans. Cet événement est commémoré chaque année par Yom Yeroushalayim, fête nationale de l'État d'Israël marquant la réunification de Jérusalem. Des images du général Motta Gur annonçant « Le Mont du Temple est entre nos mains » restent parmi les plus célèbres de l'histoire contemporaine juive.

Lieu de Téfila et de rassemblement

Aujourd'hui, le Kotel accueille des millions de visiteurs chaque année - environ dix millions de Juifs selon certaines estimations. Les Bar-Mitsva y sont célébrées les lundis et jeudis, les soldats de Tsahal y prêtent serment, et des Juifs du monde entier viennent y glisser des petits papiers de prière dans les interstices de la pierre. La Aliya - l'immigration en Eretz Israël - pousse de nombreux nouveaux immigrants à faire du Kotel leur premier lieu de Téfila sur la Terre sainte.

Architecture hérodienne

Le Kotel visible aujourd'hui ne représente qu'une partie de la structure originelle. Les fouilles archéologiques dans les Tunnels du Kotel révèlent des assises de pierres colossales, dont certaines pèsent plusieurs centaines de tonnes. La plus grande mesure environ 14 mètres de long. La construction suit un léger angle pyramidal - chaque rangée de pierres est légèrement en retrait de la précédente - afin de corriger l'illusion optique et de renforcer la stabilité de cet édifice d'Eretz Israël qui a traversé les siècles.

Le Kotel dans la halakha et la pensée juive

Les autorités halakhiques ont débattu du statut exact du Kotel. S'il ne possède pas la sainteté du Beth Hamikdach lui-même, sa proximité avec l'emplacement du Kodech HaKodachim - le Saint des Saints - lui vaut une révérence unique. Des générations de décisionnaires, de Rachi aux grands maîtres séfarades comme Rav Ovadia Yossef, ont écrit sur la prière au Kotel et son rapport à l'espoir messianique de la reconstruction du Temple. Le Kotel demeure ainsi bien plus qu'un site touristique : il est le coeur battant de la mémoire et de l'aspiration juives à travers l'histoire.

Lois de Kotel : questions-réponses pratiques

Lois de conduite au Kotel Hamaaravi

Il est une obligation sacrée d’entrer auprès du Kotel Hamaaravi avec crainte respectueuse et sérieux, et il est interdit de se comporter avec légèreté envers ce lieu saint. Il est donc strictement interdit, selon la halakha, d’y entrer la tête découverte, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les femmes, qui sont tenues en toute circonstance de porter des vêtements pudiques, sont d’autant plus averties de ne pas se présenter au Kotel Hamaaravi avec des vêtements sans manches ou décolletés, ce qui ne doit pas exister en Israël. Ceux qui rappellent ces règles méritent des bénédictions. Il est également une obligation sacrée pour les responsables de la sainteté du lieu de veiller au maintien de la séparation existante entre hommes et femmes.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Halakha 2)
Lois de conduite au Kotel Hamaaravi

Les raisins qui poussent sur le Har Habayit à notre époque et qui sont vendus par des non-juifs sont permis à l’achat et à la consommation. De même, il est permis de boire l’eau puisée par des non-juifs dans le puits situé dans la cour du Beth Hamikdash.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Halakha 6)
Lois de conduite au Kotel Hamaaravi

Selon la halakha, il est permis aux personnes priant près du Kotel Hamaaravi d’introduire la main dans les interstices entre les pierres du Kotel. Il est également permis à une personne en état d’impureté rituelle, même si l’impureté provient de son corps, comme un zav ou un baal keri, d’entrer sans immersion pour prier près du Kotel. Il en va de même pour une femme ayant accouché avant son immersion. En effet, le Kotel Hamaaravi constitue le mur du Har Habayit, et ceux qui se tiennent devant lui se trouvent à l’extérieur de l’enceinte du Har Habayit. Il est donc permis d’y entrer avec des chaussures. Il faut veiller à ne pas détacher même une petite partie des pierres du Kotel, ni à prendre de la poussière entre les pierres.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Halakha 4)
Lois de conduite au Kotel Hamaaravi

Il est interdit à notre époque d’entrer sur le Har Habayit, qui est l’emplacement du Mikdash, y compris toute la zone du Heikhal, des Azarot et du Heil, car nous sommes tous impurs par contact avec un mort. La première sanctification réalisée par Salomon pour le Beth Hamikdash demeure pour toujours, et la sainteté du Mikdash subsiste en raison de la Chekhina, qui n’est jamais annulée. Comme il est dit : « Mes yeux et Mon cœur y seront tous les jours » et « Je rendrai vos sanctuaires déserts », même lorsqu’ils sont en ruines, ils conservent leur sainteté. Ainsi, quiconque entre dans le Mikdash aujourd’hui transgresse un interdit passible de karet, et il est une mitsva de diffuser cette information pour éviter que le peuple ne trébuche.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Halakha 5)
Lois de conduite au Kotel Hamaaravi

Il est interdit de venir auprès du Kotel Hamaaravi dans le seul but d’une visite touristique ou uniquement pour prendre des photos. Il est également strictement interdit d’y tenir des conversations futiles, car ce lieu est consacré à la Torah et à la prière. Il est interdit de manger, de boire ou de fumer à côté du Kotel, à l’endroit sanctifié par la prière de myriades d’Israël. Celui qui se comporte avec légèreté en y bavardant, mangeant, buvant ou fumant commet une faute très grave, comme il est dit : « Qui vous a demandé de fouler Mes parvis ? » Si une berit mila est célébrée auprès du Kotel, il est bon de ne pas y distribuer de friandises ou de douceurs, mais seulement en dehors du domaine proche du Kotel.

(Yalkout Yossef, Lois de la synagogue, Halakha 3)
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