Thèmes Lois de Kotel : questions-réponses pratiques

Lois de conduite au Kotel Hamaaravi
Réponse
Les Sages ont enseigné que la Chekhina n'a jamais quitté le Kotel Hamaaravi du Beth Hamikdash. Ils ont également dit que le verset « Voici qu’Il se tient derrière notre mur » fait référence au Kotel Hamaaravi, auquel Hachem a juré qu’il ne serait jamais détruit. L’emplacement du Kotel Hamaaravi est proche du Kodesh Hakodashim, orienté vers le Beth Hamikdash céleste. Celui qui prie en ce lieu saint est considéré comme priant devant le Trône de Gloire d’Hachem, car de là, une ouverture est faite pour écouter et recevoir la prière d’Israël, comme il est dit : « Ce n’est autre que la maison d’Hachem, et c’est la porte du ciel. » C’est pourquoi il est d’usage pour les fidèles d’Israël de prier et de verser leur cœur auprès du Kotel Hamaaravi, vestige de notre Beth Hamikdash, fondé par David et Salomon. La sainteté du lieu inspire ceux qui viennent dans les parvis d’Hachem à s’éveiller avec ferveur et à prier avec intention, crainte et respect. Heureux celui qui dirige son esprit vers une prière pure et limpide devant Hachem, car il est alors assuré que sa prière ne restera pas vaine, comme il est dit : « Tu prépares leur cœur, Tu tends l’oreille. » Autrement dit, si l’on reçoit une aide céleste pour se concentrer dans sa prière, alors assurément Hachem prête attention à sa supplication. Il est une mitsva d’embrasser les pierres du Kotel et de chérir sa poussière, comme il est dit : « Car tes serviteurs chérissent ses pierres et prennent en grâce sa poussière. »
Réponse
Il est une obligation sacrée d’entrer auprès du Kotel Hamaaravi avec crainte respectueuse et sérieux, et il est interdit de se comporter avec légèreté envers ce lieu saint. Il est donc strictement interdit, selon la halakha, d’y entrer la tête découverte, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les femmes, qui sont tenues en toute circonstance de porter des vêtements pudiques, sont d’autant plus averties de ne pas se présenter au Kotel Hamaaravi avec des vêtements sans manches ou décolletés, ce qui ne doit pas exister en Israël. Ceux qui rappellent ces règles méritent des bénédictions. Il est également une obligation sacrée pour les responsables de la sainteté du lieu de veiller au maintien de la séparation existante entre hommes et femmes.
Réponse
Il est interdit de venir auprès du Kotel Hamaaravi dans le seul but d’une visite touristique ou uniquement pour prendre des photos. Il est également strictement interdit d’y tenir des conversations futiles, car ce lieu est consacré à la Torah et à la prière. Il est interdit de manger, de boire ou de fumer à côté du Kotel, à l’endroit sanctifié par la prière de myriades d’Israël. Celui qui se comporte avec légèreté en y bavardant, mangeant, buvant ou fumant commet une faute très grave, comme il est dit : « Qui vous a demandé de fouler Mes parvis ? » Si une berit mila est célébrée auprès du Kotel, il est bon de ne pas y distribuer de friandises ou de douceurs, mais seulement en dehors du domaine proche du Kotel.
Réponse
Selon la halakha, il est permis aux personnes priant près du Kotel Hamaaravi d’introduire la main dans les interstices entre les pierres du Kotel. Il est également permis à une personne en état d’impureté rituelle, même si l’impureté provient de son corps, comme un zav ou un baal keri, d’entrer sans immersion pour prier près du Kotel. Il en va de même pour une femme ayant accouché avant son immersion. En effet, le Kotel Hamaaravi constitue le mur du Har Habayit, et ceux qui se tiennent devant lui se trouvent à l’extérieur de l’enceinte du Har Habayit. Il est donc permis d’y entrer avec des chaussures. Il faut veiller à ne pas détacher même une petite partie des pierres du Kotel, ni à prendre de la poussière entre les pierres.
Réponse
Il est interdit à notre époque d’entrer sur le Har Habayit, qui est l’emplacement du Mikdash, y compris toute la zone du Heikhal, des Azarot et du Heil, car nous sommes tous impurs par contact avec un mort. La première sanctification réalisée par Salomon pour le Beth Hamikdash demeure pour toujours, et la sainteté du Mikdash subsiste en raison de la Chekhina, qui n’est jamais annulée. Comme il est dit : « Mes yeux et Mon cœur y seront tous les jours » et « Je rendrai vos sanctuaires déserts », même lorsqu’ils sont en ruines, ils conservent leur sainteté. Ainsi, quiconque entre dans le Mikdash aujourd’hui transgresse un interdit passible de karet, et il est une mitsva de diffuser cette information pour éviter que le peuple ne trébuche.
Réponse
Les raisins qui poussent sur le Har Habayit à notre époque et qui sont vendus par des non-juifs sont permis à l’achat et à la consommation. De même, il est permis de boire l’eau puisée par des non-juifs dans le puits situé dans la cour du Beth Hamikdash.
Réponse
Il est interdit de survoler le Har Habayit en avion ou en hélicoptère dans le but de l'observer, car la sainteté de l'espace aérien au-dessus de la Azara et du Heikhal s'étend jusqu'au ciel, et il est considéré comme la Azara elle-même.
Réponse
Lorsqu'il y a un besoin, il est permis de couper avec précaution les herbes qui poussent entre les pierres du Kotel, et ces herbes ne possèdent aucune sainteté.

