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Guides Le cycle des fêtes juives
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Souccot et Simhat Torah : la joie de la confiance

Cinq jours après Kippour, Israël quitte sa maison pour une cabane : Souccot, « le temps de notre joie ». Une semaine sous les étoiles, quatre espèces en main, et en apothéose la danse de Simhat Torah.

La soucca : un toit de confiance

Du 15 au 21 Tichri, la Torah ordonne d'habiter la soucca, en souvenir des cabanes (ou des nuées de gloire, selon nos Sages) qui abritèrent Israël au désert. Le message est saisissant : au moment d'engranger les récoltes, quand l'homme se sent riche et solide, il quitte ses murs pour un abri fragile au toit de branchages (le skhakh), à travers lequel on voit les étoiles. La sécurité véritable ne vient pas des murs.

  • La soucca : au moins deux murs et demi, sous le ciel libre, toit végétal coupé (roseaux, palmes) plus ombragé qu'ensoleillé.
  • On y prend les repas (bénédiction « lechev basoucca »), on y reçoit, beaucoup y dorment (selon le climat et l'usage).
  • Chaque soir, la tradition accueille les Ouchpizin, les sept bergers d'Israël : Avraham, Its'hak, Yaakov, Yossef, Moché, Aharon, David.

Les quatre espèces

Chaque jour (sauf Chabbat), on assemble et agite le loulav (palme), le etrog (cédrat), le hadass (myrte) et la arava (saule) : quatre végétaux si différents, tenus ENSEMBLE : l'image même du peuple juif uni, du plus parfumé au plus simple. On les agite vers les six directions : Sa royauté est partout.

Hochaana Rabba Le septieme jour, on entoure sept fois la teva avec les quatre especes, puis on frappe le sol de branches de saule : dernier echo des jours redoutables, car la tradition y voit le sceau final du jugement de l'eau et de l'annee.

Chemini Atseret et Simhat Torah

Au terme des sept jours, la Torah ajoute un huitième jour : Chemini Atseret (« l'assemblée de clôture ») : comme un Roi qui retient ses enfants un jour de plus, « votre séparation M'est difficile ». On y récite la prière de la pluie. Ce jour est devenu Simhat Torah : on achève la lecture annuelle de la Torah (Vezot Haberakha) et on la recommence aussitôt (Berechit), au milieu de sept tours de danses (hakafot) avec les Sefarim. La Torah ne se finit jamais : elle se recommence dans la joie.

En pratique Construisez la soucca des la sortie de Kippour (les magasins communautaires vendent kits, skhakh et decoration). Achetez les quatre especes aupres d'une source sure (l'etrog demande un oeil expert). Et amenez les enfants aux hakafot : Simhat Torah est LE souvenir d'enfance que l'on garde toute sa vie.