Yom Tov en pratique
Toutes ces fêtes partagent un socle de règles : le Yom Tov, jour saint proche du Chabbat mais avec ses permissions propres. Ce dernier chapitre donne le mode d'emploi transversal.
Yom Tov : comme Chabbat, à deux différences près
Les jours de fête de la Torah (les premiers et derniers jours de Pessah, Chavouot, Roch Hachana, Kippour, Souccot/Chemini Atseret) sont des Yamim Tovim : les travaux créateurs y sont interdits comme le Chabbat... à une exception majeure près : okhel nefech, les travaux nécessaires à la préparation de la nourriture du jour :
- Cuisiner est permis : cuire, rôtir, pétrir... pour le jour même.
- À partir d'une flamme existante : on n'allume pas un feu nouveau, mais on transfère depuis une veilleuse allumée avant la fête (et l'on n'éteint pas).
- Le portage dans le domaine public est permis selon les besoins de la fête.
- Le reste demeure interdit : écrire, téléphone, voiture, commerce... comme Chabbat.
Le squelette commun de toute fête
- La veille : préparatifs, bougies de fête (bénédiction « lehadlik ner chel Yom Tov » + Chehiyanou), table dressée.
- Le soir : office de fête, Kiddouch du soir avec Chehiyanou, repas de fête.
- Le jour : office avec Hallel (psaumes de louange), lecture de la Torah propre à la fête, Moussaf, Kiddouch du matin, second repas.
- La sortie : Havdala sur le vin (sans bougie ni aromates, sauf à la sortie vers un jour profane après Chabbat... les détails dans votre calendrier).
Hol Hamoed : les jours intermédiaires
Entre les premiers et derniers jours de Pessah et Souccot, les jours de Hol Hamoed sont « mi-fête » : les mitsvot de la fête continuent (soucca, matsa...), le travail est restreint (on évite ce qui peut être différé), et l'ambiance reste festive : repas soignés, sorties en famille : ce sont traditionnellement les jours des excursions et des visites.
La joie, une mitsva à part entière
« Tu te réjouiras dans ta fête » (Devarim 16, 14) : la joie de Yom Tov est une obligation positive : viande et vin pour les adultes selon leurs goûts, cadeaux et douceurs pour les enfants et la maîtresse de maison, et le devoir d'y associer ceux qui sont seuls ou démunis : « toi, ton fils, ta fille... l'étranger, l'orphelin et la veuve ». Une table de fête juive a toujours une place de plus.
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