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Guides Le cycle des fêtes juives
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Hanouka et Pourim : les fêtes des miracles

Deux fêtes nées après la Torah, deux miracles opposés : la fiole d'huile de Hanouka, éclatante, et le hasard providentiel de Pourim, invisible. Ensemble, elles enseignent à voir D.ieu partout.

Hanouka : la lumière qui résiste

Au IIe siècle avant l'ère commune, l'empire grec séleucide interdit la Torah, le Chabbat, la mila. Les Hachmonaim (Matityahou et ses fils, dont Yehouda Maccabi) se soulèvent, reprennent le Beth Hamikdash profané et n'y trouvent qu'une fiole d'huile pure, pour un jour : elle brûlera huit jours, le temps d'en presser de nouvelle. Les Sages instituèrent huit jours de louange à partir du 25 Kislev.

  • La mitsva : allumer chaque soir la hanoukia (une flamme le premier soir, puis une de plus chaque soir, jusqu'à huit), à la fenêtre ou à la porte : pirsoum haness, publier le miracle.
  • On allume après la tombée de la nuit (usages varient), les bénédictions puis les chants (Hanerot Halalou, Maoz Tsour) ; les flammes sont saintes : on ne s'en sert pas, on les regarde.
  • Au quotidien : Hallel complet et Al Hanissim dans la prière ; travail permis (ce n'est pas un Yom Tov) ; beignets et latkes à l'huile en clin d'oeil au miracle.
Le sens profond La guerre des Grecs ne visait pas les corps mais l'ame : heleniser, faire oublier. Hanouka celebre la victoire de la fidelite spirituelle : une petite flamme pure suffit a repousser beaucoup d'obscurite. C'est la fete de la resistance douce : on ajoute de la lumiere, soir apres soir.

Pourim : le miracle caché

En Perse, Haman obtient un décret d'extermination de tous les Juifs. Le renversement viendra sans mer fendue ni feu du ciel : une reine juive « par hasard » au palais (Esther), un roi insomniaque « par hasard » la bonne nuit... La Meguila d'Esther ne mentionne pas une seule fois le Nom de D.ieu : c'est le livre de la providence cachée, et Pourim la fête de la confiance dans l'invisible.

Les quatre mitsvot du 14 Adar :

  1. La Meguila : écouter le récit d'Esther, le soir et le matin (en couvrant de bruit le nom de Haman).
  2. Michloah manot : envoyer au moins deux mets à un ami : tisser la fraternité.
  3. Matanot laevyonim : des dons à au moins deux pauvres : la joie se partage d'abord.
  4. Le festin (michté) : un repas de fête dans la joie, déguisements et vin selon l'usage.
La veille de Pourim Le 13 Adar est le jeune d'Esther (voir la formation sur les jeunes), et les villes fortifiees de l'epoque de Yehochoua (comme Jerusalem) celebrent Pourim le 15 : Chouchan Pourim.
En pratique Deux fetes ideales pour debuter : simples, joyeuses, familiales. Hanouka : une hanoukia et de l'huile d'olive. Pourim : la synagogue pour la Meguila, deux colis a offrir, deux dons. La joie fera le reste.

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