Thèmes Yom Kippour

À savoir
Yom Kippour : le Jour du Grand Pardon
Yom Kippour, qui tombe le 10 Tichri, est le jour le plus saint du calendrier hébraïque. Il clôture les Asseret Yemei Téchouva - les Dix Jours de Pénitence ouverts par Roch Hachana - et représente le sommet spirituel de l'année juive. D'après nos Maîtres (Yoma 2a), c'est le jour où Moshé redescendit du mont Sinaï avec les secondes Tables de la Loi, scellant le pardon divin après la faute du Veau d'Or.
Les cinq afflictions (Inouyim)
La Torah ordonne de s'affliger l'âme en ce jour (Vayikra 23, 27). Le Choulhane Aroukh (Ora'h 'Haïm 611-616), s'appuyant sur le traité talmudique Yoma, détermine cinq interdictions : manger et boire (le jeûne), se laver le corps, s'oindre d'huile, porter des chaussures de cuir et les relations conjugales. Ces afflictions ne relèvent pas du deuil mais de la Kedoucha exceptionnelle du jour. Yom Kippour est à la fois un Yom Tov et une sorte de Chabbat suprême, surnommé « Chabbat Chabbaton ».
La Téchouva, cœur du jour
La Téchouva - le repentir sincère - est le thème central de Yom Kippour. Dès les semaines précédentes, les Selichot préparent les cœurs à cette démarche. Le rite des Kapparot, accompli la veille, symbolise le transfert de la faute. Le rituel du Tachlikh, pratiqué durant les Jours Redoutables, complète cette période de retour vers D-ieu. Le Rambam (Hilkhot Téchouva 1-2) enseigne que Yom Kippour n'efface les fautes envers autrui qu'après une réconciliation préalable.
Les cinq prières et le Machzor
Yom Kippour comprend cinq offices : Maariv (Kol Nidré), Cha'harit, Moussaf, Min'ha et Néïla. Le Machzor, livre de Téfila propre aux Jours Redoutables, rassemble les piyoutim et supplications spécifiques au jour. La prière du Yizkor, récitée à Cha'harit, commémore les âmes des défunts et constitue un moment de recueillement intense. La clôture de Néïla, unique dans toute l'année liturgique, marque la fermeture des portes célestes.
Le service du Grand Prêtre au Temple
Le traité Yoma décrit en détail le service du Cohen Gadol au Temple de Jérusalem. Ce jour-là, le Grand Prêtre était le seul autorisé à pénétrer dans le Saint des Saints. Il effectuait les rites de purification du Temple et prononçait la confession (Vidouï) au nom du peuple d'Israël, accomplissant l'expiation collective par le sang des sacrifices et l'envoi du bouc émissaire (Azazel).
Yom Kippour aujourd'hui
Yom Kippour demeure l'une des pratiques les plus universellement observées par les Juifs, même parmi ceux qui ne gardent pas le reste des mitsvot tout au long de l'année. La robe blanche (kittel), symbole de pureté et de Kedoucha, est portée à la synagogue. Le jeûne dure environ 25 heures. Cette journée unique, placée entre la solennité de Roch Hachana et la joie de Souccot, est décrite dans la Michna (Taanit 4:8) comme l'un des deux jours les plus heureux du peuple juif.
Lois de Yom Kippour : questions-réponses pratiques
Lorsque toute l'assemblée se prosterne, le chaliah tsibour ne doit pas quitter sa place. Il se prosternera sur la teva, et avant de commencer la répétition, il s'éloignera un peu de la teva afin de pouvoir se prosterner plus aisément.
Le chaliah tsibour ne répète pas ce vidouy à Minha, ni "Al Het", même à la fin de sa prière. Immédiatement après la répétition, il dit "Avinou Malkénou", puis le Kaddich Titkabal.
Avant la tefila de Neïla, on ouvre les portes du heikhal. On récite ensuite le piyout "El Nora Alila", et toute l’assemblée le dit avec joie et ferveur empreinte de sainteté. Après cela, on dit "Achrei" et le demi-Kaddich. Puis on commence la tefila de Neïla.
Un enfant de moins de neuf ans révolus ne jeûne pas du tout à Yom Kippour, même pas pour quelques heures. Même s'il souhaite jeûner, on l'en empêche et on le nourrit. Il convient donc de veiller à donner à manger et à boire à ces enfants avant qu'ils n'aillent à la synagogue. Un enfant ayant atteint neuf ans révolus est éduqué progressivement au jeûne, en retardant l'heure de son repas : s'il avait l'habitude de manger à huit heures du matin, on le nourrit à neuf ou dix heures ; s'il avait l'habitude de manger à neuf heures, on le nourrit à dix ou onze heures. Tout dépend de la force, du tempérament et de la nature de l'enfant. Les parents doivent donc veiller, la veille de Yom Kippour, à ce que l'enfant mange et boive convenablement, et à lui donner beaucoup à boire pour qu'il n'ait pas soif et ne demande pas à boire la nuit de Yom Kippour. S'il se réveille la nuit et demande à boire, il est permis d'être indulgent et de lui donner à boire.
Il convient d'étendre une belle nappe sur la table, comme on le fait pour le Chabbat, et d'y déposer des livres saints.
Quiz sur le thème de Yom Kippour
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