Thèmes Lois de Yom Kippour : questions-réponses pratiques

Ordre de la veille de Yom Kippour
Réponse
Il est une mitsva de multiplier la nourriture et la boisson la veille de Yom Kippour. Les Hakhamim ont enseigné à partir du verset : « Vous affligerez vos âmes le neuvième jour du mois, le soir » : est-ce que l’on jeûne le neuvième jour ? N’est-ce pas le dixième jour que l’on jeûne ? Cela vient enseigner que toute personne qui mange et boit le neuvième jour, la Torah considère comme s’il avait jeûné le neuvième et le dixième jour. Il convient donc de réduire son temps d’étude afin d’augmenter la nourriture, et de diminuer son activité professionnelle pour pouvoir consacrer plus de temps au repas. Ainsi, celui qui travaille la veille de Yom Kippour ne verra jamais de bénédiction dans ce travail.
Réponse
L’essentiel de la mitsva de manger et de boire concerne la journée de la veille de Yom Kippour, et non la nuit qui précède cette journée.
Réponse
Il faut, a priori, fixer au moins un repas avec du pain la veille de Yom Kippour, afin d’accomplir la mitsva de manger ce jour-là.
Réponse
Il convient de réduire quelque peu son étude afin de pouvoir manger et boire davantage la veille de Yom Kippour.
Réponse
Il ne faut pas jeûner la veille de Yom Kippour, que ce soit un jeûne de techouva ou un jeûne pour un rêve. Même si l’on souhaite jeûner jusqu’au repas de séparation, il n’est pas correct d’agir ainsi.
Réponse
Les femmes aussi sont tenues d’accomplir la mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour.
Réponse
Même un malade qui ne jeûne pas à Yom Kippour par crainte de danger pour sa vie doit manger la veille de Yom Kippour, en raison du jeûne de la nuit, pour quelques heures.
Réponse
On a l'habitude de se lever tôt la veille de Yom Kippour pour dire les selihot, et l'on récite le vidouy ainsi que la prosternation (nefilat apayim). Lors de la prière du matin, on dit Avinou Malkenou, mais on ne récite pas le vidouy ni la prosternation, car la veille de Yom Kippour possède un éclat de jour de fête. Par conséquent, on ne dit pas dans la prière le psaume "Ya'anekha Hachem beyom tsara" ni le psaume "Tefila leDavid" dans lequel il est dit "beyom tsarati ekraekha". Tel est également l'usage dans la ville sainte de Jérusalem.
Réponse
Certains ont l'habitude de ne pas dire "Mizmor letoda" la veille de Yom Kippour, mais dans la majorité des communautés séfarades, on a l'usage de le réciter.
Réponse
La majorité des Séfarades ont l'habitude de dire "Avinou Malkenou" à la prière du matin et à celle de l'après-midi la veille de Yom Kippour. C'est aussi la coutume à Jérusalem.
Réponse
On a l'habitude de réciter la hatarat nedarim la veille de Yom Kippour, soit après la prière du matin, soit après les selihot.
Pratique des kaparot
Réponse
La coutume dans toutes les communautés d’Israël est de faire le "kaparot" la veille de Yom Kippour, c’est-à-dire que l’on a l’habitude de sacrifier un poulet pour chaque membre de la famille. Cette coutume a des fondements très anciens, remontant à l’époque des Gueonim. Il est possible que ce que Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh, à savoir de ne pas pratiquer cette coutume, ne concerne pas le cas où l’on donne la volaille aux pauvres. De plus, il s’agit d’une ancienne coutume qui a été suivie même contrairement à l’avis de Maran dans le Choulhan Aroukh, et Maran lui-même a écrit dans son introduction au Beit Yossef qu’il n’est pas venu annuler les coutumes anciennes. Cette coutume est donc très ancienne, comme l’ont attesté les derniers décisionnaires.
Réponse
On a l’habitude de prendre un poulet mâle pour chaque membre masculin de la famille, et une poule femelle pour chaque membre féminin. On choisit de préférence des poulets blancs, en référence au verset : « Si vos fautes sont comme l’écarlate, elles deviendront blanches comme la neige ».
Réponse
On a l’habitude de prendre pour une femme enceinte deux poules et un poulet, car il se peut que l’enfant à naître soit un garçon ou une fille. Toutefois, cela n’est pas indispensable, mais simplement une précaution supplémentaire.
Réponse
Celui qui n’en a pas les moyens peut se contenter d’un seul poulet mâle et d’une seule poule femelle pour toute la famille.
Réponse
On fait tourner le kaparot autour de sa tête en disant : « Ceci est mon remplacement, ceci est mon substitut, ceci est mon expiation ». Lorsqu’on fait le kaparot pour quelqu’un d’autre, on dit : « Ceci est ton remplacement, ton substitut, ton expiation ». Pour une femme, on dira au féminin : « Halifatekh, temouratekh, kaparatekh ». Si l’on fait le kaparot en l’absence de la personne concernée, on dira : « Ceci est le remplacement de Untel fils de Unetelle, son substitut et son expiation ». Il est bon de commencer par faire tourner le kaparot sur soi-même avant de le faire pour les membres de sa famille, comme il est dit à propos du Cohen Gadol : « Il expiera pour lui et pour sa maison », afin que celui qui est déjà acquitté puisse expier pour les autres.
Réponse
Il est permis de faire tourner la poule du kaparot au-dessus de la tête de sa femme lorsqu’elle est nida, et de réciter la prière du kaparot : « Zot halifatekh, zot temouratekh, zot kaparatekh ». Il n’y a aucune crainte à ce qu’on la touche.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de poser leurs mains sur la tête de la volaille lors du rite des kaparot, à l'image de la semikha pratiquée sur les korbanot. Cependant, notre coutume n'est pas de faire la semikha, et il est préférable de s'abstenir et de ne pas le faire.
Réponse
Il convient à chacun de réfléchir à la techouva pendant la réalisation des kaparot, et de penser dans son cœur que tout ce qui est fait à la volaille correspond aux quatre types de mises à mort du Beth Din, et qu'il aurait pu mériter cela. Lorsque le chohet saisit les signes au cou, cela correspond à la strangulation, lorsqu'il l'égorge, cela correspond à la mise à mort par l'épée, lorsqu'on jette la volaille à terre, cela correspond à la lapidation, et lorsqu'on la fait rôtir ou brûler au feu, cela correspond à la combustion. Par le fait qu'il fait techouva, Hachem lui pardonne et son âme est épargnée.
Réponse
Il faut veiller, lorsque l'on achète des coqs ou des poules pour les kaparot et qu'on les garde à la maison un ou deux jours, à leur donner à manger avant de s'asseoir pour manger soi-même. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre les animaux ou volailles pures et impures. Ainsi, celui qui élève chez lui un chien pour la garde ou autre raison doit aussi veiller à le nourrir avant de manger lui-même, car la règle s'applique également aux animaux impurs.

