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Thèmes Lois de Yom Kippour : questions-réponses pratiques

Yom Kippour, sommet spirituel de l’année juive et Jour du Grand Pardon, consacré à la Téchouva, au jeûne et à la prière, avec ses lois et rites orthodoxes.

Yom Kippour
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Ordre de la veille de Yom Kippour

Faut-il manger et boire en abondance la veille de Yom Kippour ?
Est-il recommandé de réduire son étude ou son travail la veille de Yom Kippour pour pouvoir mieux manger ?
Une personne qui travaille la veille de Yom Kippour verra-t-elle une bénédiction dans ce travail ?
Réponse

Il est une mitsva de multiplier la nourriture et la boisson la veille de Yom Kippour. Les Hakhamim ont enseigné à partir du verset : « Vous affligerez vos âmes le neuvième jour du mois, le soir » : est-ce que l’on jeûne le neuvième jour ? N’est-ce pas le dixième jour que l’on jeûne ? Cela vient enseigner que toute personne qui mange et boit le neuvième jour, la Torah considère comme s’il avait jeûné le neuvième et le dixième jour. Il convient donc de réduire son temps d’étude afin d’augmenter la nourriture, et de diminuer son activité professionnelle pour pouvoir consacrer plus de temps au repas. Ainsi, celui qui travaille la veille de Yom Kippour ne verra jamais de bénédiction dans ce travail.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 1)
Quand doit-on principalement accomplir la mitsva de manger et boire avant Yom Kippour ?
La nuit précédant la veille de Yom Kippour est-elle concernée par la mitsva de manger et boire ?
Réponse

L’essentiel de la mitsva de manger et de boire concerne la journée de la veille de Yom Kippour, et non la nuit qui précède cette journée.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 2)
Faut-il prendre un repas avec du pain la veille de Yom Kippour ?
Combien de repas avec du pain doit-on fixer a priori la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Il faut, a priori, fixer au moins un repas avec du pain la veille de Yom Kippour, afin d’accomplir la mitsva de manger ce jour-là.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 3)
Est-il conseillé de diminuer son temps d’étude la veille de Yom Kippour pour pouvoir manger et boire plus ?
Réponse

Il convient de réduire quelque peu son étude afin de pouvoir manger et boire davantage la veille de Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 4)
Est-il permis de jeûner la veille de Yom Kippour, même pour un jeûne de techouva ou un jeûne pour un rêve ?
Peut-on jeûner partiellement la veille de Yom Kippour jusqu’au repas de séparation ?
Réponse

Il ne faut pas jeûner la veille de Yom Kippour, que ce soit un jeûne de techouva ou un jeûne pour un rêve. Même si l’on souhaite jeûner jusqu’au repas de séparation, il n’est pas correct d’agir ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 5)
Les femmes sont-elles concernées par la mitsva de manger et boire la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Les femmes aussi sont tenues d’accomplir la mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 6)
Une personne malade qui ne jeûne pas à Yom Kippour doit-elle manger la veille de Yom Kippour ?
Pourquoi une personne malade doit-elle manger la veille de Yom Kippour même si elle ne jeûne pas le jour ?
Réponse

Même un malade qui ne jeûne pas à Yom Kippour par crainte de danger pour sa vie doit manger la veille de Yom Kippour, en raison du jeûne de la nuit, pour quelques heures.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 7)
Faut-il dire le vidouy et faire la prosternation lors des selihot la veille de Yom Kippour ?
Récite-t-on le vidouy et la prosternation pendant la prière du matin la veille de Yom Kippour ?
Quels psaumes ne doit-on pas dire dans la prière du matin la veille de Yom Kippour ?
Réponse

On a l'habitude de se lever tôt la veille de Yom Kippour pour dire les selihot, et l'on récite le vidouy ainsi que la prosternation (nefilat apayim). Lors de la prière du matin, on dit Avinou Malkenou, mais on ne récite pas le vidouy ni la prosternation, car la veille de Yom Kippour possède un éclat de jour de fête. Par conséquent, on ne dit pas dans la prière le psaume "Ya'anekha Hachem beyom tsara" ni le psaume "Tefila leDavid" dans lequel il est dit "beyom tsarati ekraekha". Tel est également l'usage dans la ville sainte de Jérusalem.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 8)
Est-il d'usage de dire Mizmor letoda la veille de Yom Kippour dans les communautés séfarades ?
Existe-t-il des communautés qui ne récitent pas Mizmor letoda la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Certains ont l'habitude de ne pas dire "Mizmor letoda" la veille de Yom Kippour, mais dans la majorité des communautés séfarades, on a l'usage de le réciter.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 9)
Doit-on dire Avinou Malkenou à la prière du matin et de l'après-midi la veille de Yom Kippour selon le minhag séfarade ?
Quelle est la coutume à Jérusalem concernant la récitation de Avinou Malkenou la veille de Yom Kippour ?
Réponse

La majorité des Séfarades ont l'habitude de dire "Avinou Malkenou" à la prière du matin et à celle de l'après-midi la veille de Yom Kippour. C'est aussi la coutume à Jérusalem.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 10)
Quand a-t-on l'habitude de faire la hatarat nedarim la veille de Yom Kippour ?
Peut-on faire la hatarat nedarim après les selihot la veille de Yom Kippour ?
Réponse

On a l'habitude de réciter la hatarat nedarim la veille de Yom Kippour, soit après la prière du matin, soit après les selihot.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 604 - Ordre de la veille de Yom Kippour, Halakha 11)

Pratique des kaparot

Quelle est l'origine de la coutume de faire le kaparot la veille de Yom Kippour ?
Est-il permis de pratiquer le kaparot si la volaille est donnée aux pauvres, selon l'avis du Choulhan Aroukh ?
Maran a-t-il cherché à annuler la coutume ancienne du kaparot dans son ouvrage ?
Réponse

La coutume dans toutes les communautés d’Israël est de faire le "kaparot" la veille de Yom Kippour, c’est-à-dire que l’on a l’habitude de sacrifier un poulet pour chaque membre de la famille. Cette coutume a des fondements très anciens, remontant à l’époque des Gueonim. Il est possible que ce que Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh, à savoir de ne pas pratiquer cette coutume, ne concerne pas le cas où l’on donne la volaille aux pauvres. De plus, il s’agit d’une ancienne coutume qui a été suivie même contrairement à l’avis de Maran dans le Choulhan Aroukh, et Maran lui-même a écrit dans son introduction au Beit Yossef qu’il n’est pas venu annuler les coutumes anciennes. Cette coutume est donc très ancienne, comme l’ont attesté les derniers décisionnaires.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 1)
Faut-il choisir un poulet mâle ou femelle pour chaque membre de la famille lors du kaparot ?
Pourquoi privilégie-t-on des poulets blancs pour le kaparot ?
Réponse

On a l’habitude de prendre un poulet mâle pour chaque membre masculin de la famille, et une poule femelle pour chaque membre féminin. On choisit de préférence des poulets blancs, en référence au verset : « Si vos fautes sont comme l’écarlate, elles deviendront blanches comme la neige ».

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 2)
Combien de volailles doit-on prendre pour une femme enceinte lors du kaparot ?
Est-il obligatoire de prendre deux poules et un poulet pour une femme enceinte lors du kaparot ?
Réponse

On a l’habitude de prendre pour une femme enceinte deux poules et un poulet, car il se peut que l’enfant à naître soit un garçon ou une fille. Toutefois, cela n’est pas indispensable, mais simplement une précaution supplémentaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 3)
Que faire si l’on n’a pas les moyens d’acheter un poulet pour chaque membre de la famille lors du kaparot ?
Réponse

Celui qui n’en a pas les moyens peut se contenter d’un seul poulet mâle et d’une seule poule femelle pour toute la famille.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 4)
Quelles paroles doit-on prononcer lors du kaparot pour soi-même ou pour autrui ?
Comment doit-on procéder lorsqu’on fait le kaparot pour une femme ou en l’absence de la personne concernée ?
Est-il préférable de commencer le kaparot par soi-même ou par les membres de sa famille ?
Réponse

On fait tourner le kaparot autour de sa tête en disant : « Ceci est mon remplacement, ceci est mon substitut, ceci est mon expiation ». Lorsqu’on fait le kaparot pour quelqu’un d’autre, on dit : « Ceci est ton remplacement, ton substitut, ton expiation ». Pour une femme, on dira au féminin : « Halifatekh, temouratekh, kaparatekh ». Si l’on fait le kaparot en l’absence de la personne concernée, on dira : « Ceci est le remplacement de Untel fils de Unetelle, son substitut et son expiation ». Il est bon de commencer par faire tourner le kaparot sur soi-même avant de le faire pour les membres de sa famille, comme il est dit à propos du Cohen Gadol : « Il expiera pour lui et pour sa maison », afin que celui qui est déjà acquitté puisse expier pour les autres.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 5)
Est-il permis de faire le kaparot au-dessus de la tête de sa femme lorsqu’elle est nida ?
Peut-on craindre de toucher sa femme nida lors du kaparot ?
Réponse

Il est permis de faire tourner la poule du kaparot au-dessus de la tête de sa femme lorsqu’elle est nida, et de réciter la prière du kaparot : « Zot halifatekh, zot temouratekh, zot kaparatekh ». Il n’y a aucune crainte à ce qu’on la touche.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 6)
Est-il d'usage de poser les mains sur la tête de la volaille lors des kaparot comme pour la semikha sur les korbanot ?
Quelle est la coutume selon laquelle il vaut mieux ne pas faire la semikha lors des kaparot ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude de poser leurs mains sur la tête de la volaille lors du rite des kaparot, à l'image de la semikha pratiquée sur les korbanot. Cependant, notre coutume n'est pas de faire la semikha, et il est préférable de s'abstenir et de ne pas le faire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 7)
Quelle kavana doit-on avoir lors de la pratique des kaparot ?
A quoi correspondent les différentes étapes subies par la volaille lors des kaparot ?
Quel est le lien entre la techouva et le pardon accordé lors des kaparot ?
Réponse

Il convient à chacun de réfléchir à la techouva pendant la réalisation des kaparot, et de penser dans son cœur que tout ce qui est fait à la volaille correspond aux quatre types de mises à mort du Beth Din, et qu'il aurait pu mériter cela. Lorsque le chohet saisit les signes au cou, cela correspond à la strangulation, lorsqu'il l'égorge, cela correspond à la mise à mort par l'épée, lorsqu'on jette la volaille à terre, cela correspond à la lapidation, et lorsqu'on la fait rôtir ou brûler au feu, cela correspond à la combustion. Par le fait qu'il fait techouva, Hachem lui pardonne et son âme est épargnée.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 8)
Que doit-on faire avant de manger lorsqu'on garde des volailles pour les kaparot à la maison ?
La règle de nourrir les animaux avant de manger soi-même s'applique-t-elle aussi aux animaux impurs comme un chien ?
Réponse

Il faut veiller, lorsque l'on achète des coqs ou des poules pour les kaparot et qu'on les garde à la maison un ou deux jours, à leur donner à manger avant de s'asseoir pour manger soi-même. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre les animaux ou volailles pures et impures. Ainsi, celui qui élève chez lui un chien pour la garde ou autre raison doit aussi veiller à le nourrir avant de manger lui-même, car la règle s'applique également aux animaux impurs.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 9)