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Thèmes Taanit

Taanit, traité de l’ordre Moëd, expose les lois des jeûnes liés à la pluie, au 17 Tamouz, à Ticha BeAv et aux Mahamadot, avec de riches passages aggadiques.

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Taanit
Taanit : les jeunes et la priere pour la pluie.

À savoir

Présentation du traité Taanit

Le traité Taanit appartient à l'ordre Moëd (Séder Moëd) de la Michna, l'un des six ordres qui composent la Michna. Relativement court, il compte 34 michnaïot réparties en quatre chapitres, et se distingue par la richesse de ses passages aggadiques, plus nombreux que dans la plupart des autres traités du Talmud Bavli.

Contenu principal : les jeûnes et la pluie

Le traité traite en priorité des lois relatives aux jeûnes (taaniot) décrétés par le tribunal rabbinique (Beit Din) en cas de sécheresse ou de rétention de pluie. Il expose les règles de la mention de "Morid HaGuéchem" (qui fait descendre la pluie) et de la demande "Vétén Tal Oumattar Livrakha" (donne rosée et pluie en bénédiction) dans la prière des Dix-Huit Bénédictions (Amida). Ces passages illustrent le lien profond entre la communauté juive, la prière et les cycles naturels.

Les jeûnes historiques et les Mahamadot

Au-delà des jeûnes liés aux conditions climatiques, Taanit aborde les lois du 17 Tamouz et du Tichéa BeAv, ainsi que les règles de la semaine dans laquelle tombe le Tichéa BeAv. Le traité expose également les Mahamadot, les délégations de représentants du peuple qui accompagnaient par leur présence et leurs prières les offrandes quotidiennes au Temple de Jérusalem.

Les récits aggadiques célèbres

Taanit est particulièrement connu pour ses récits légendaires. On y trouve les histoires de 'Honi HaMeagguel, qui traçait un cercle pour invoquer la pluie, de Na'houm Ich Gamzo et de Nakdimon Ben Gurion. Ces aggadot illustrent la puissance de la prière et la dévotion des grands sages d'Israël.

Structure des quatre chapitres

Le premier chapitre (Mé'Eimatai) traite de la mention et de la demande de pluie dans la prière, ainsi que des jeûnes décrétés en l'absence de pluie. Le deuxième (Séder Taaniot Keitsad) détaille les lois pratiques du jeûne. Le troisième (Séder Taaniot Eilou) précise pour quelles calamités on jeûne. Le quatrième (Bichlocha Pérakim) aborde les Mahamadot, les dates funestes de l'histoire juive et d'autres sujets connexes.

Accessibilité et usage pédagogique

En raison de sa concision et de l'abondance de ses récits narratifs, le traité Taanit est considéré comme l'un des traités les plus accessibles du Talmud. Il est fréquemment choisi par ceux qui souhaitent achever l'étude d'un traité complet sans être à un niveau avancé en étude du Talmud. Rachi a commenté ce traité, bien que certains exégètes aient émis l'hypothèse que le commentaire attribué à Rachi aurait été rédigé par l'un de ses élèves.

Lois de Taanit : questions-réponses pratiques

Amélioration d’un rêve et son jeûne

Celui qui rêve que ses tefiline lui sont tombés des mains, ou qu'il a fait tomber un sefer Torah, n'a pas besoin de jeûner.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 4)
Amélioration d’un rêve et son jeûne

Bien que pour tout jeûne individuel, si la personne n'a pas accepté le jeûne la veille, il n'est pas considéré comme un jeûne, il en va autrement pour le jeûne à cause d'un rêve : il est bénéfique de jeûner le jour même afin d'annuler le rêve, comme le feu consume la paille. C'est pourquoi il jeûnera ce jour-là.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 3)
Amélioration d’un rêve et son jeûne

Celui qui fait un mauvais rêve nécessitant un jeûne n'est concerné que s'il est profondément troublé et sait qu'en jeûnant et en examinant ses actes, il trouvera apaisement et réconfort. Mais pour celui qui n'est pas affecté, il n'est pas nécessaire d'agir, car les paroles des rêves n'ont ni effet positif ni négatif. En particulier, les talmide hakhamim dont l'étude de la Torah est l'occupation principale doivent éviter de multiplier les jeûnes et les mortifications, afin que le jeûne ne perturbe pas leur étude. Ainsi, pour les baale techouva cherchant à réparer leurs fautes, il convient généralement de leur recommander d'accroître l'étude de la Torah et la pratique des mitsvot, et de privilégier l'étude de la Torah plutôt que les mortifications et les jeûnes qui pourraient les détourner de l'étude.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 2)
Amélioration d’un rêve et son jeûne

Celui qui fait un mauvais rêve et en est profondément troublé doit dire devant trois de ses proches : « J'ai fait un bon rêve », et eux répondront : « Qu'il soit bon et qu'il devienne bon », etc.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 1)
Amélioration d’un rêve et son jeûne

Si quelqu'un rêve qu'on lui ordonne du ciel de jeûner pendant Chabbat, ou de transgresser même une interdiction légère, il lui est interdit de suivre ce rêve, que ce soit lui-même qui ait rêvé ou que d'autres aient rêvé à son sujet. De même, en matière de litiges financiers, il ne faut jamais se fier aux rêves, car les paroles des rêves n'ont ni effet positif ni négatif.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 6)
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