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Thèmes Lois de Taanit : questions-réponses pratiques

Taanit, traité de l’ordre Moëd, expose les lois des jeûnes liés à la pluie, au 17 Tamouz, à Ticha BeAv et aux Mahamadot, avec de riches passages aggadiques.

Taanit
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Amélioration d’un rêve et son jeûne

Que doit faire une personne très troublée par un mauvais rêve selon la halakha ?
Quelle formule les proches doivent-ils répondre à celui qui leur dit avoir fait un bon rêve après un mauvais rêve ?
Réponse

Celui qui fait un mauvais rêve et en est profondément troublé doit dire devant trois de ses proches : « J'ai fait un bon rêve », et eux répondront : « Qu'il soit bon et qu'il devienne bon », etc.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 1)
Dans quel cas une personne doit-elle jeûner à la suite d'un mauvais rêve ?
Pourquoi les talmide hakhamim doivent-ils éviter de multiplier les jeûnes à cause de mauvais rêves ?
Quelle est la recommandation pour les baale techouva qui souhaitent réparer leurs fautes après un mauvais rêve ?
Réponse

Celui qui fait un mauvais rêve nécessitant un jeûne n'est concerné que s'il est profondément troublé et sait qu'en jeûnant et en examinant ses actes, il trouvera apaisement et réconfort. Mais pour celui qui n'est pas affecté, il n'est pas nécessaire d'agir, car les paroles des rêves n'ont ni effet positif ni négatif. En particulier, les talmide hakhamim dont l'étude de la Torah est l'occupation principale doivent éviter de multiplier les jeûnes et les mortifications, afin que le jeûne ne perturbe pas leur étude. Ainsi, pour les baale techouva cherchant à réparer leurs fautes, il convient généralement de leur recommander d'accroître l'étude de la Torah et la pratique des mitsvot, et de privilégier l'étude de la Torah plutôt que les mortifications et les jeûnes qui pourraient les détourner de l'étude.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 2)
Est-il nécessaire d'accepter à l'avance un jeûne pour un mauvais rêve afin qu'il soit valable ?
Pourquoi est-il recommandé de jeûner le jour même d'un mauvais rêve ?
Réponse

Bien que pour tout jeûne individuel, si la personne n'a pas accepté le jeûne la veille, il n'est pas considéré comme un jeûne, il en va autrement pour le jeûne à cause d'un rêve : il est bénéfique de jeûner le jour même afin d'annuler le rêve, comme le feu consume la paille. C'est pourquoi il jeûnera ce jour-là.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 3)
Faut-il jeûner si l'on rêve que ses tefiline sont tombés des mains ?
Est-il nécessaire de jeûner après avoir rêvé d'avoir fait tomber un sefer Torah ?
Réponse

Celui qui rêve que ses tefiline lui sont tombés des mains, ou qu'il a fait tomber un sefer Torah, n'a pas besoin de jeûner.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 4)
Que doit faire une personne qui fait un mauvais rêve la nuit du Chabbat ?
Est-il permis de jeûner pendant Chabbat à cause d'un mauvais rêve ?
Que doit faire une personne très angoissée par un mauvais rêve survenu la nuit de Yom Tov ?
Réponse

Celui qui fait un mauvais rêve la nuit du Chabbat, il convient de ne pas jeûner pendant Chabbat, même si le rêve fait partie des trois mauvais rêves mentionnés dans le Choulhan Aroukh (siman 288). Il convient plutôt de consacrer ce Chabbat à la lecture de Tehilim et à l'étude de la Torah autant que possible, avec assiduité et désir, car la Torah et la tefila dissipent la rigueur du décret. Il est approprié d'éviter les conversations profanes, et cela sera accepté pour expier. Toutefois, si la personne a le cœur brisé, que son âme est très affligée et qu'elle souffre beaucoup à cause de ce mauvais rêve, il lui est permis de jeûner même pendant Chabbat, et il passera toute la journée à la synagogue à étudier la Torah selon ses capacités. Après Chabbat, il jeûnera un jour afin d'expier la privation du plaisir du Chabbat, et il sera ainsi pardonné, en particulier s'il sait que ses rêves se réalisent. La même règle s'applique à tout cela également à la nuit de Yom Tov, bien qu'il y ait aussi une mitsva de joie pendant Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 5)
Est-il permis de suivre un rêve qui ordonne de jeûner pendant Chabbat ?
Peut-on s'appuyer sur un rêve pour trancher une question de dînei mamonot (litiges financiers) ?
Réponse

Si quelqu'un rêve qu'on lui ordonne du ciel de jeûner pendant Chabbat, ou de transgresser même une interdiction légère, il lui est interdit de suivre ce rêve, que ce soit lui-même qui ait rêvé ou que d'autres aient rêvé à son sujet. De même, en matière de litiges financiers, il ne faut jamais se fier aux rêves, car les paroles des rêves n'ont ni effet positif ni négatif.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions de reconnaissance, Chapitre 220 - Amélioration d’un rêve et son jeûne, Halakha 6)