Thèmes 'Hanouka

À savoir
Qu'est-ce que 'Hanouka ?
'Hanouka est une fête juive de huit jours, célébrée du 25 Kislev jusqu'au 2 ou 3 Tevet. Instituée par les Sages lors de la période du Second Temple, elle commémore la victoire des Maccabées sur les armées grecques et la dédicace du Beth Hamikdach après sa purification. Son nom signifie littéralement « inauguration » ou « dédicace de l'autel ».
Le miracle de la Menora
Au cœur de 'Hanouka se trouve le miracle du flacon d'huile : après la reconquête du Beth Hamikdach par les Hasmonéens, un seul récipient d'huile pure fut retrouvé, suffisant pour un seul jour. Or la Menora brûla huit jours d'affilée, permettant la sanctification complète du Temple. Ce miracle est à l'origine de la mitsva d'allumer les bougies de 'Hanouka chaque soir pendant huit nuits.
Mitsvot et coutumes
La principale obligation est l'allumage de la 'Hanoukia, accompagné de la récitation du Hallel et de la prière « Al HaNissim » dans la Amida et le Birkat Hamazone. Les Sages du Talmud ont fixé ces pratiques dans le traité Chabbat. Parmi les coutumes répandues figurent les Recette 'Hanouka à base d'huile (beignets soufganiot, crêpes levivot), les toupies svivonim et les réunions de famille.
'Hanouka dans le calendrier juif
'Hanouka s'inscrit dans un calendrier riche : elle fait suite à Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot, Chemini Atseret, Sim'hat Torah et Hochaana Rabba, et précède Pessa'h, Chavouot et Pourim. Comme Pourim, 'Hanouka est une fête d'institution rabbinique, postérieure à la Torah écrite, et ses mitsvot sont de nature « midérabbanan ».
Signification spirituelle
Au-delà de la victoire militaire des Maccabées et de la résistance des Hasmonéens à l'hellénisme, 'Hanouka célèbre le retour de la lumière divine dans le Beth Hamikdach. Allumer la Menora symbolise la pérennité de la Torah face aux forces d'assimilation, thème profondément commenté du Talmud au Choulhane Aroukh.
'Hanouka et le deuil de Tich'a BeAv
Si Tich'a BeAv commémore la destruction du Beth Hamikdach, 'Hanouka célèbre sa réinauguration. Ces deux dates forment un contraste saisissant : l'une est jour de jeûne et de deuil, l'autre est jour d'allumage et de joie, rappelant que la lumière peut toujours revenir après l'obscurité.
Lois de 'Hanouka : questions-réponses pratiques
Si le maître de maison doit s'absenter et désigne un délégué pour allumer les bougies de Hanouka à sa place dans sa maison, le délégué doit réciter la bénédiction habituelle "lehadlik ner Hanouka". Si toutefois il a récité "al hadlakat ner Hanouka", il peut s'appuyer sur cette formule, car même celui qui s'est trompé et a dit "al hadlakat nerot Hanouka" est quitte de son obligation.
Après avoir allumé une bougie de Hanouka, tant que l’on n’a pas encore allumé les bougies supplémentaires pour l’embellissement de la mitsva, il est bon de veiller à ne pas s’interrompre par une parole qui n’a pas de rapport avec l’allumage. Mais s’il s’agit d’une parole nécessaire à l’allumage, comme demander qu’on lui apporte de l’huile ou une allumette, cela est permis même a priori, car la berakha a déjà pris effet sur la première bougie.
Le psaume « Aromimkha Hachem ki dilitani » que l'on dit à Cha'harit avant « Hachem melekh Hachem malakh » doit, même pendant Hanouka, commencer par le verset « Aromimkha Hachem ki dilitani », comme toute l'année. Il ne faut pas changer pendant Hanouka pour commencer par « Mizmor shir Hanoukat habayit leDavid », comme cela apparaît dans certains siddourim, mais il faut commencer comme toute l'année par « Aromimkha », car on va le dire en entier à la fin de la prière et il ne convient pas de le répéter deux fois. Ce n'est qu'à la fin de la prière, après le mizmor chel yom, que l'on commence ce psaume par « Mizmor shir Hanoukat habayit leDavid ». Lors de Roch Hodech Tevet, on le dit après la prière de Moussaf, après le psaume « Barekhi nafshi » qui est dit à cause de Roch Hodech, car Roch Hodech est considéré comme plus fréquent que Hanouka, c'est pourquoi on commence par « Barekhi nafshi » puis « Mizmor shir Hanoukat habayit leDavid ».
Il est recommandé de prier Min’ha la veille de Chabbat avant d’allumer les bougies de Hanouka, afin d’allumer celles-ci après Min’ha, car la prière de Min’ha correspond au korban Tamid de l’après-midi, et les bougies de Hanouka rappellent le miracle des bougies de la Menora du Beth Hamikdash, qui étaient allumées après le korban Tamid de l’après-midi. Toutefois, cela ne s’applique que si l’on trouve facilement un minyan qui prie Min’ha avant la nuit la veille de Chabbat ; dans ce cas, on priera avec eux puis on rentrera chez soi pour allumer les bougies de Hanouka. Mais si l’on ne trouve pas facilement un minyan qui prie avant la nuit, il ne faut pas prier Min’ha seul pour pouvoir l’avancer avant l’allumage, mais il vaut mieux allumer d’abord les bougies de Hanouka, puis aller à la synagogue prier Min’ha en communauté.
Même si l'on a dit "Ve'al hanissim" sans poursuivre par "Bime Matityahou ben Yohanan..." et que l'on a continué directement par "Ve'al koulam", si l'on s'en rend compte avant de mentionner le nom de Hachem dans la bénédiction, il faut revenir et détailler le miracle de Hanouka.
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