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Thèmes Midrach Tanhouma

Midrach Tanhouma, appelé aussi Midrach Yélamdénou, recueil midrachique majeur sur les cinq livres de la Torah, organisé selon l’ordre des parachiot.

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Midrach Tanhouma
Le Midrach Tanhouma, recueil aggadique classique

À savoir

Qu'est-ce que le Midrach Tanhouma ?

Le Midrach Tanhouma, également connu sous le nom de Midrach Yélamdénou, est un recueil fondamental de la littérature midrachique. Il tire son nom du grand Amora érets-israélien Rabbi Tanhouma bar Abba, dont de nombreuses sentences parsèment l'ouvrage. Ce Midrach couvre l'ensemble des cinq livres de la Torah, suivant l'ordre des parachiot, et constitue l'une des sources aggadiques les plus citées dans la tradition rabbinique.

Structure et forme littéraire

Chaque section du Midrach Tanhouma suit une structure fixe en quatre parties : un verset de la Torah, une question halakhique introduite par la formule caractéristique « Yélamdénou Rabbénou » (que notre maître nous enseigne), une réponse halakhique, puis une transition vers un développement aggadique. Cette architecture unique mêle donc Halakha et Aggada, en faisant un texte à la fois normatif et narratif, profondément ancré dans la pédagogie rabbinique.

Langue et origine géographique

Rédigé principalement en hébreu rabbinique (lachon 'Hazal), le Midrach Tanhouma intègre également des passages en araméen galiléen, en grec et en latin, reflet de la diversité culturelle de l'Antiquité tardive. Il est issu de la tradition de la Terre d'Israël, et son organisation suit à l'origine le cycle triannuel de lecture de la Torah en usage en Terre d'Israël, distinct du cycle annuel babylonien.

Date de composition et débat entre chercheurs

Le Midrach Tanhouma a atteint sa forme définitive au cours de la première moitié du IXe siècle de l'ère commune. Des passages provenant d'ouvrages babyloniens, comme les Chéïltot de Rav A'haï Gaon, y ont été intégrés. Des fragments de midrachim anciens tels que Pirké de-Rabbi Eliézèr et la Mekhilta de-Rabbi Ichmaël s'y retrouvent également. Les chercheurs débattent de la relation entre le « Tanhouma » et le « Yélamdénou » : pour certains, les deux noms désignent le même ouvrage ; pour d'autres, comme Chelomo Buber, il s'agissait à l'origine de trois compilations distinctes.

Les versions du Midrach Tanhouma

On distingue aujourd'hui deux versions imprimées principales : le Tanhouma standard (dit « Tanhouma haNidfas ») et la version critique publiée par Chelomo Buber au XIXe siècle, connue sous le nom de « Tanhouma Buber ». Cette dernière est considérée par son éditeur comme la version midrachique originelle, antérieure à la rédaction du Talmud Bavli. Une troisième version, citée dans d'autres sources rabbiniques, est aujourd'hui perdue.

Importance dans la tradition juive

Le Midrach Tanhouma est une référence incontournable pour l'étude de la Torah et de la littérature aggadique. Il est fréquemment cité par les grands commentateurs médiévaux, notamment Rachi, le Ramban et le Rambam, ainsi que dans des compilations halakhiques postérieures. Sa richesse narrative et ses enseignements moraux en font un outil précieux pour la prédication synagogale et l'enseignement rabbinique à travers les générations.

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