Thèmes Balak

À savoir
Balak : présentation de la paracha
Balak est la septième paracha du livre de Bamidbar. Elle couvre les versets de Bamidbar 22:2 à 25:9, soit 104 versets. Elle fait suite à la paracha Houkat et précède directement la paracha Pinhas. Dans certaines années, en dehors d'Israël, Houkat et Balak sont lues ensemble le même Chabbat.
Le récit central : Balak et Bilam
Balak, roi de Moav, redoute l'avancée du peuple d'Israël vers ses frontières. Incapable de l'affronter militairement, il envoie des émissaires à Bilam ben Beor, un prophète non juif réputé pour la puissance de ses malédictions. L'objectif de Balak est clair : maudire Israël pour l'affaiblir et le chasser de son territoire. Bilam refuse dans un premier temps, affirmant que D.ieu s'oppose à ce voyage. Devant l'insistance de Balak, il finit par partir, à condition de ne prononcer que ce que D.ieu placera dans sa bouche.
L'ânesse et l'ange
Sur la route vers Moav, un ange armé d'une épée se dresse devant Bilam, invisible à ses yeux. Son ânesse, elle, perçoit l'ange et dévie du chemin à trois reprises. Bilam la frappe à chaque fois. Au troisième détour, D.ieu ouvre la bouche de l'ânesse, qui interpelle Bilam. Puis D.ieu ouvre les yeux de Bilam, qui voit enfin l'ange et comprend qu'il allait à sa perte. Cet épisode de l'ânesse de Bilam est l'un des dix miracles créés la veille du premier Chabbat, selon le Talmud.
Les bénédictions de Bilam
Balak conduit Bilam sur trois hauteurs différentes pour qu'il maudisse Israël. À chaque fois, au lieu de la malédiction attendue, D.ieu place dans la bouche de Bilam une bénédiction. La plus célèbre est la formule « Mah Tovou ohalekha Yaakov » - « Qu'elles sont belles, tes tentes, ô Yaakov » - intégrée depuis lors dans la prière du matin. Ces bénédictions, tirées du livre de Bamidbar, expriment la grandeur et la destinée unique d'Israël parmi les nations.
La faute de Baal Peor
En fin de paracha, le peuple d'Israël se laisse entraîner par les filles de Moav dans une idolâtrie liée au culte de Baal Peor. Cette faute grave provoque une épidémie qui emporte 24 000 personnes. C'est Pinhas, petit-fils d'Aharon, qui arrête la peste en tuant Zimri, chef de tribu qui bravait ouvertement l'interdit. L'acte de Pinhas, décrit ici à la fin de Balak, sera récompensé au début de la paracha Pinhas, qui lui succède dans Bamidbar.
Haftara et traditions
La haftara de Balak est tirée du livre de Mikha (5:6 - 6:8 pour les Achkénazes, Séfarades et Yéménites). Selon le minhag yéménite originel, issu des Guéonim, la paracha Houkat est divisée en deux parties : la première moitié est jointe à la paracha Korah, et la seconde à Balak. Ce minhag, qui distingue aussi le découpage de Matot, est aujourd'hui peu répandu mais témoigne de la richesse des traditions au sein d'Israël.
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