Aller au contenu

Choisir une ville

Thèmes Datan et Aviram

Datan et Aviram, issus de la tribu de Reouvén, se distinguent par leur contestation persistante de l’autorité de Moshé et d’Aharon dans le désert.

Lien copié
Datan et Aviram
Datan et Aviram.

À savoir

Datan et Aviram : des opposants permanents à Moshé

Datan et Aviram sont deux personnages bibliques issus de la tribu de Reouvén, fils d'Éliav et petits-fils de Reouvén ben Yaakov. Ils apparaissent dans le livre Bamidbar (Nombres) comme des figures centrales de la contestation contre l'autorité de Moshé et d'Aharon tout au long de la traversée du désert. Bien avant la rébellion de Korah, ils s'étaient déjà signalés par leur opposition répétée à Moshé.

Leur rôle avant la sortie d'Égypte

Selon le Midrach, Datan et Aviram occupaient en Égypte la fonction de contremaîtres (chotrim) chargés de faire respecter les décrets des Égyptiens sur les Hébreux. Lorsque Moshé tua un Égyptien qui maltraitait un Hébreu, ce sont eux qui le dénoncèrent à Pharaon, le contraignant à fuir au pays de Madiân. Même après les plaies d'Égypte, ils s'en prirent à Moshé, lui reprochant d'avoir aggravé la situation des Hébreux aux yeux de Pharaon : « Tu as rendu notre odeur fétide aux yeux de Pharaon. »

Leur défi lors de la sortie d'Égypte et dans le désert

Au bord de la mer des Joncs (Yam Souf), alors que l'armée égyptienne approchait, Datan et Aviram semèrent la panique parmi le peuple, lui reprochant d'avoir quitté l'Égypte. Plus tard, lorsque la manne fut accordée à Israël, Moshé avait précisé qu'elle ne se conservait pas d'un jour à l'autre. Datan et Aviram laissèrent volontairement des restes de manne jusqu'au lendemain pour démentir les paroles de Moshé ; ils se retrouvèrent avec des vers et une odeur nauséabonde. Ils figurèrent aussi parmi ceux qui incitèrent le peuple à retourner en Égypte lors de l'affaire des explorateurs (Méraglim), s'opposant aux positions de Yehochoua ben Noun et de Caléb ben Yéfouné.

La rébellion aux côtés de Korah

Le point culminant de leur rébellion est leur ralliement à Korah dans sa contestation de l'autorité de Moshé et d'Aharon (Bamidbar 16). Moshé tenta de les convoquer pour les raisonner, mais ils refusèrent de se présenter devant lui, déclarant qu'il ne les avait pas conduits vers une terre « ruisselant de lait et de miel ». Face à leur refus persistant, D.ieu avertit Moshé de l'imminence du châtiment divin. Moshé demanda alors au peuple de s'éloigner de leurs tentes.

La punition divine : engloutis par la terre

La Torah rapporte que la terre ouvrit sa bouche et engloutit vivants Datan et Aviram, ainsi que Korah et toute son assemblée, avec leurs familles et leurs biens : « Ils descendirent vivants au Cheol, et la terre se referma sur eux. » Ce châtiment exceptionnel est rappelé plusieurs fois dans le Tanakh, notamment dans le livre de Dévarim (Deutéronome) et dans les Téhilim (Psaumes), comme exemple de punition divine pour ceux qui contestent les dirigeants désignés par D.ieu.

Leur place dans le folklore et la halakha

Dans le folklore juif, Datan et Aviram symbolisent la dispute destructrice (mah'loket lé-chém ra). La coutume de répandre des restes de nourriture pour les oiseaux lors de Chabbat Chira (le Chabbat de la cantique de la mer) est liée, selon le Midrach, à leur tentative d'éparpiller de la manne un Chabbat pour contredire Moshé - les oiseaux auraient mangé cette manne, confirmant ainsi la vérité des paroles du prophète. Leur histoire illustre dans la pensée rabbinique le danger de l'opposition systématique à l'autorité de la Torah et à ses représentants légitimes.

Quiz Torah

Quiz sur le thème de Datan et Aviram

Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?