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Behar, paracha de Vayikra centrée sur les lois de la Chmita, du Yovel et du Ribit, éclaire leurs enjeux économiques, sociaux et leur portée halakhique.

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Behar
Behar : l'annee de Chmita.

À savoir

Behar : une paracha au cœur des lois économiques et sociales

Behar est la neuvième paracha du livre Vayikra, couvrant les versets 25:1 à 26:2. Son nom signifie "sur le mont" et renvoie à l'incipit : "Hachem parla à Moshé sur le mont Sinaï." Cette formulation a inspiré la célèbre question du Midrach, reprise par Rachi : "Quel rapport y a-t-il entre la Chmita et le mont Sinaï ?" - sous-entendant que toutes les lois de la Torah, dans leurs détails les plus fins, ont été transmises au Sinaï.

La Chmita : l'année de repos de la terre

La loi centrale de Behar est la Chmita, l'année sabbatique. Tous les sept ans, il est interdit de travailler la terre d'Israël : labour, semailles, taille des arbres, récolte commerciale - tout cela est suspendu. Les fruits qui poussent d'eux-mêmes ont la sainteté de la Chmita (kedouchat chevi'it) et doivent être consommés avec respect. Cette loi, longuement développée par le Rambam dans les Halakhot Chemita veYovel, exprime que la terre appartient à Hachem, et que l'homme n'en est que le dépositaire temporaire.

Le Yovel : la cinquantième année

Après sept cycles de Chmita vient le Yovel, la cinquantième année. On sonne le chofar à Yom Kippour pour proclamer la liberté universelle : les terres retournent à leurs propriétaires d'origine, et les esclaves hébreux sont affranchis. La vente d'un champ en Israël n'est en réalité qu'une location jusqu'au prochain Yovel - car "la terre ne sera pas vendue à titre définitif" (Vayikra 25:23). Kedochim et Emor, parachiot voisines dans Vayikra, partagent avec Behar cette vision d'une sainteté qui structure toute la vie matérielle.

L'interdiction du Ribit et les lois sociales

Behar traite également de l'interdiction du Ribit, l'intérêt perçu sur un prêt consenti à un Juif. Le Choulhane Aroukh (Yoré Déa, lois du Ribit) développe en détail les formes licites et illicites de cette loi, fondée sur la solidarité entre membres du peuple d'Israël. La paracha encadre aussi les relations entre maître et serviteur hébreu : il est interdit d'imposer à un serviteur hébreu un travail humiliant ou dégradant, et l'obligation de rachat s'applique à celui qui a été vendu à un non-Juif.

La Haftara et le message d'espoir

La Haftara de Behar est tirée du livre de Yirmiyahou (32:6-27 pour les Achkénazim et Séfaradim). Elle décrit l'achat d'un champ par le prophète Yirmiyahou à son cousin 'Hanameel, en plein siège de Jérusalem - acte symbolique d'espoir en le retour futur en Terre d'Israël après l'exil. Ce geste fait écho aux lois de rachat des terres enseignées dans la paracha.

Behar et Behoukotai : une double paracha

Dans les années non bissextiles, Behar est lue conjointement avec Behoukotai, la paracha suivante. Ensemble, elles forment la conclusion du livre Vayikra, après Aharei Mot, Kedochim, Emor et les autres parachiot du cycle. La juxtaposition de Behar avec Behoukotai souligne le lien entre l'observance des lois de la Chmita et du Yovel et les bénédictions ou malédictions qui en découlent pour le peuple d'Israël.

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