Thèmes Sidour

À savoir
Qu'est-ce que le Sidour ?
Le Sidour est le recueil de prières du judaïsme. Son nom vient de la racine hébraïque qui signifie « ordre », car il organise les prières selon un ordre précis. Il rassemble les prières des jours de la semaine, du Chabbat, et les plus importantes des fêtes du calendrier juif. On y trouve également des bénédictions, des lois pratiques et les lectures de la Torah des lundis et jeudis. Le Sidour a été décrit par le Rav Chlomo Wolbe comme « le livre le plus profond et le plus difficile de toute la Torah Orale transmise par les Sages ». C'est aussi le premier livre qu'un enfant juif apprend à lire.
Histoire et origines
Le besoin d'institutionnaliser les prières remonte aux membres de la Grande Assemblée (Anshei Knesseth Hagdola), à l'époque du Second Temple. Les premiers recueils de prières rédigés apparurent à l'ère des Gueonim, aux VIe-VIIe siècles de l'ère commune. Le premier Sidour connu est celui de Rav Natronaï Gaon, envoyé à une communauté d'Espagne. Lui succéda le Sidour de Rav Amram Gaon, chef de la yéchiva de Soura, qui devint la base des nossaot (rites) de nombreuses communautés. On compte également le Sidour de Rav Saadia Gaon (Xe siècle EC), celui du Rambam (XIIe siècle EC), et le Ma'hzor Vitri, premier Sidour selon le rite juif de France, rédigé par un disciple de Rachi.
Les différents nossaot (rites)
Le texte du Sidour varie selon les communautés et leurs traditions. On distingue principalement le nossat Ashkenaz (utilisé notamment par les Lituaniens suivant la méthode du Vilna Gaon), le nossat Séfarad (répandu chez les Hassidim sous l'influence du Ari zal), et le nossat des communautés séfarades et orientales - que l'on désigne parfois par Edot haMizra'h. L'expulsion d'Espagne en 1492 entraîna la dispersion des communautés séfarades et l'influence de leur rite sur de nombreuses terres d'accueil. L'invention de l'imprimerie au XVe siècle contribua à fixer davantage les différents nossaot.
Le Sidour et le Ma'hzor
Lorsque les prières des trois fêtes de pèlerinage - Pessa'h, Chavouot et Souccot - ainsi que celles des Yamim Noraïm (Roch Hachana et Yom Kippour) devinrent trop volumineuses, elles furent regroupées dans un recueil séparé appelé Ma'hzor. Le Sidour couvre donc essentiellement les prières quotidiennes (Cha'harit, Min'ha, Maariv), du Chabbat et des fêtes mineures.
Place du Sidour dans l'éducation juive
La remise du Sidour à un enfant est célébrée comme un événement important dans la vie juive. Cette fête marque l'entrée de l'enfant dans la pratique de la prière structurée. Malgré la profondeur de son contenu, le texte du Sidour reste accessible à tout lecteur de l'hébreu, et de nombreuses éditions proposent des commentaires et traductions pour accompagner le fidèle dans sa prière.
Quiz sur le thème de Sidour
Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?

