Devarim : les adieux de Moché
Le cinquième et dernier livre de la Torah est le grand discours d'adieu de Moché, face à la terre qu'il ne foulera pas. Il répète la Loi, exhorte, bénit et avertit. Voici Devarim.
Le discours d'adieu
Devarim (le Deutéronome, « les Paroles ») est presque entièrement prononcé par Moché durant les dernières semaines de sa vie, dans les plaines de Moav, face au Jourdain. Il s'adresse à la nouvelle génération, celle qui va entrer en terre. Il rappelle le voyage depuis le Sinaï, les fautes et les délivrances, et répète les grandes lois de la Torah : c'est pourquoi on l'appelle aussi « Michné Torah », la répétition de la Loi.
Le Chema et les grands thèmes
- Le Chema Israël (« Écoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un », Devarim 6, 4) : la profession de foi d'Israël, avec l'amour de D.ieu, l'étude, la transmission aux enfants, les tefilines, la mezouza.
- De nombreuses mitsvot : la cacheroute, les fêtes, la justice (« justice, justice tu poursuivras »), les lois du roi, les prêts, le respect du pauvre et de l'étranger.
- Les bénédictions et malédictions (la grande tokhaha) : selon la fidélité ou l'infidélité à l'alliance, avec l'annonce de l'exil ET du retour.
La mort de Moché
Le livre, et toute la Torah, se ferme sur la mort de Moché : il monte sur le mont Nevo, voit la terre de loin, et meurt « par la bouche de D.ieu ». « Nul ne connaît son tombeau », et « il ne s'est plus levé en Israël de prophète comme Moché » (Devarim 34). Il transmet le relais à Yehochoua.
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