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Ketouvim : psaumes, sagesse et les cinq Meguilot
La troisième partie du Tanakh s'ouvre sur la prière, la sagesse et l'épreuve, puis sur cinq rouleaux liés aux fêtes. Voici Tehilim, Michlei, Iyov et les cinq Meguilot.
Tehilim, Michlei, Iyov
- Tehilim (les Psaumes) : le livre de prière du peuple juif, composé par le roi David (avec dix anciens). 150 chapitres qui disent toute l'âme humaine : « L'Éternel est mon berger » (23), « Des profondeurs je T'appelle » (130), « Un chant des montées » (120-134). On les récite dans la joie, la détresse, au chevet des malades : le livre le plus lu du Tanakh.
- Michlei (les Proverbes) : la sagesse pratique du roi Chlomo. Comment vivre droit, garder sa langue, choisir ses amis, fuir la paresse. « Le début de la sagesse, c'est la crainte de D.ieu. » Il se clôt sur « Echet Hayil », la femme vaillante, chantée le vendredi soir.
- Iyov (Job) : la grande question du juste qui souffre. Un homme droit perd tout ; ses amis lui donnent de fausses explications ; il proteste et cherche ; D.ieu répond en révélant l'immensité de la Création, qui dépasse l'homme. Un livre vertigineux sur la foi à l'épreuve.
Les cinq Meguilot
Cinq courts livres, chacun lu à une fête :
- Chir Hachirim (le Cantique des cantiques) : lu à Pessah. En apparence un chant d'amour, c'est en vérité l'allégorie de l'amour entre D.ieu et Israël. Rabbi Akiva l'a proclamé « le saint des saints » : « tous les Écrits sont saints, mais le Chir Hachirim est le plus saint de tous » (Yadayim 3, 5). On ne le lit jamais comme un simple poème profane.
- Ruth : lu à Chavouot. La Moabite qui choisit le peuple juif par fidélité (« ton peuple est mon peuple ») et devient l'arrière-grand-mère du roi David.
- Eikha (les Lamentations) : lu à Ticha BeAv. Le chant déchirant de Yirmiyahou sur la destruction de Jérusalem.
- Kohelet (l'Ecclésiaste) : lu à Souccot. La méditation de Chlomo âgé sur la vanité des choses (« hével havalim ») et la conclusion : « crains D.ieu et garde Ses commandements, c'est là tout l'homme ».
- Esther : lu à Pourim. Le salut des Juifs de Perse. Seul livre du Tanakh où le Nom de D.ieu n'apparaît pas : le livre de la providence cachée.
Chir Hachirim : jamais au premier degre Point essentiel de respect du texte : le Chir Hachirim ne se lit pas comme une chanson d'amour ordinaire. Toute la tradition (le Targoum, Rachi, le Midrach) y lit le dialogue d'amour entre D.ieu et le peuple d'Israel a travers l'histoire. C'est pourquoi il est classe parmi les livres saints et lu a Pessah. Le lire autrement, c'est le trahir.
Par ou commencer les Ketouvim Le Tehilim est le compagnon ideal (chaque psaume se tient seul). Pour un recit, Ruth et Esther sont courts et magnifiques. Procurez-vous un Tehilim avec traduction : c'est un tresor pour toute la vie.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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