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Thèmes Mariage juif

Mariage juif et Kiddouchin au cœur de la mitsva fondatrice, entre Houpa, Kétouba, Mikvé, Niddah et Get, selon la halakha et la Torah.

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Mariage juif
Le mariage juif sous la Houpa

À savoir

Le mariage juif : une mitsva fondatrice

Le mariage juif, ou Kiddouchin, est bien plus qu'une union civile : c'est un acte halakhique sacré par lequel un homme et une femme forment un couple selon les lois de la Torah. Ses fondements se trouvent dans le Talmud, notamment dans le traité Kidouchin, et ses règles sont codifiées dans le Choulhane Aroukh (Even HaEzer). L'institution du mariage est considérée comme une mitsva essentielle, fondatrice de la famille juive et de la pérennité du peuple d'Israël.

La Houpa et la cérémonie

La cérémonie centrale du mariage juif se déroule sous la Houpa, un dais nuptial symbolisant le nouveau foyer que le couple s'apprête à construire. Elle comprend deux étapes historiquement distinctes, aujourd'hui fusionnées : les Kiddouchin (acte d'acquisition sacrée par la remise d'une bague) et les Nissouïn (les sept bénédictions, ou Cheva Brakhot). La présence de deux témoins valides est indispensable à la validité halakhique de l'union.

La Kétouba : contrat et protection

Avant la cérémonie, le marié remet à la mariée la Kétouba, contrat de mariage juif mentionné dans le traité talmudique Ketoubot. Ce document, rédigé en araméen, précise les obligations financières et morales du mari envers son épouse, et lui garantit une protection en cas de divorce ou de décès. La Kétouba est un pilier de la dignité et de la sécurité de la femme dans la halakha.

Pureté familiale : Niddah et Mikve

La vie conjugale juive est régie par les lois de la pureté familiale (Taharat HaMichpa'ha). La femme observe les lois de la Niddah, période de séparation rituelle liée au cycle naturel, au terme de laquelle elle se rend au Mikve, le bain rituel de purification. Ces lois, issues du Tanakh et développées par le Talmud, sont au coeur de la sainteté du couple et de l'épanouissement de la vie intime.

Le divorce : Get et Guittin

Lorsqu'un mariage prend fin, la halakha exige la remise d'un Get, acte de divorce religieux que le mari remet à son épouse devant un tribunal rabbinique. Les règles du Get sont détaillées dans le traité talmudique Guittin. Sans Get valide, la femme reste une agouná, ce qui lui interdit de se remarier selon la loi juive. Le traité Yevamot traite quant à lui des situations particulières comme le lévirat, où la loi du mariage s'applique différemment.

Le mariage, pilier de la famille juive

Le mariage juif est la pierre angulaire de la famille, cellule de base du peuple juif selon la tradition orthodoxe. Il unit deux âmes au sein d'un foyer (Bayit Neéman) voué à la Torah, à l'éducation des enfants et à la transmission des valeurs. Toutes les étapes - des fiançailles (shidoukh) jusqu'à la Houpa, de la Kétouba aux lois de pureté - forment un ensemble cohérent qui sanctifie la vie du couple à chaque instant.

Lois de Mariage juif : questions-réponses pratiques

Lois des sept bénédictions après le repas

De nos jours, le marié est tenu de réciter le chema, même la première nuit, et il n'est pas dispensé sous prétexte qu'il est préoccupé par une mitsva. Il en va de même pour l'obligation de mettre les tefiline et de prier.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Remise de l'anneau à la mariée

Le hatan et la kala doivent comprendre la signification des paroles « Voici, tu es consacrée… », et savoir que la bague est donnée dans l’intention de kiddouchin et non comme un simple cadeau. De même, la kala doit comprendre que la bague lui est remise pour le kiddouchin. Il convient donc d’avertir la kala de prêter attention à ce que dit le hatan, et de ne pas se concentrer uniquement sur les photos.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 21)
Lois des sept bénédictions durant les sept jours de fête

Si le hatan et la kala ont célébré les kiddouchin un mercredi avant la tombée de la nuit, même si leur yihoud n'a eu lieu que dans la nuit de jeudi, ils ne peuvent réciter les cheva berakhot que jusqu'à la fin du mardi suivant, moment où se terminent les sept jours de festin. A plus forte raison si le hatan a déjà prié arvit avant la nuit.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Bénédictions du mariage sous la houppa

Notre coutume est de répartir les sept berakhot aussi bien sous la houppa qu'au repas entre les talmidei hakhamim, afin d'honorer la Torah, et il n'y a aucune crainte à cela, il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet. C'est ainsi qu'ont agi tous les grands rabbins séfarades. Toutefois, il est souhaitable que tous les rabbins invités à réciter une berakha se tiennent près de la houppa, afin de limiter les interruptions autant que possible. Dans certains endroits, on a l'habitude d'honorer des membres de la famille qui ne sont pas talmidei hakhamim pour réciter une berakha, et il arrive alors, sous l'effet de l'émotion, qu'ils avalent des mots pendant la berakha. Il est souhaitable d'empêcher cela, et d'établir que seuls des rabbins et talmidei hakhamim qui récitent correctement la berakha la prononcent sous la houppa.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Remise de l'anneau à la mariée

Si le hatan a prononcé la formule de la kiddouchin en disant « Voici, tu es consacrée par cette bague », etc., mais a omis le mot « li », alors, tant qu’il n’a pas encore remis la bague, il doit reprendre et dire toute la formule mot à mot. Mais s’il a déjà remis la bague, étant donné qu’ils étaient occupés par le sujet du kiddouchin, cela est considéré comme s’il parlait avec elle à propos de son mariage, et elle est consacrée même s’il n’a pas dit « li ». Toutefois, il convient d’avertir le hatan, a priori, de dire chaque mot sans en omettre aucun.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 19)
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