Thèmes Niddah

À savoir
Définition et sources dans la Torah
Niddah désigne l'état d'impureté rituelle dans lequel se trouve une femme durant ses règles, pendant une période de sept jours à compter du début des menstruations. Le Tanakh, au livre Vayikra (Lévitique XV, 19-24), pose le cadre fondateur : tout contact avec une femme en état de Niddah engendre une impureté transmissible. La violation de l'interdit de relations conjugales durant cette période est considérée comme une faute grave passible de karet, selon Vayikra XX, 18.
Le traité Niddah et la tradition talmudique
Le traité Niddah, seul traité du Seder Tohorot à posséder un développement talmudique complet, codifie l'ensemble des cas pratiques liés à cette impureté rituelle féminine. Le Rambam dans le Michné Torah (Hilkhot Metamé Michkav ouMochav) et le Choulhane Aroukh (Yoré Déa, chapitres 183-200) en détaillent les lois avec précision, distinguant la Niddah (saignement au moment habituel des règles) de la Zava (saignement hors cycle), dont les règles sont distinctes.
Les lois pratiques du couple
Les lois de Niddah sont au cœur de la vie du couple juif. Durant les sept jours de Niddah, puis les sept jours supplémentaires dits « jours blancs » (institués par les sages), toute proximité physique entre époux est interdite. Ces lois concernent la sexualité conjugale mais aussi la tsniout au quotidien : pas de contact, séparation de certaines habitudes communes. Le couple retrouve sa vie intime uniquement après la tahara complète, purification rituelle qui clôt cette période.
Le mikvé : condition de la tahara
La immersion dans un mikvé valide constitue l'étape indispensable pour sortir de l'état de Niddah. Les mikvaot, bains rituels dont les normes halakhiques sont très précises (volume d'eau, type d'eau, absence de 'hatsitsa - interposition), permettent à la femme de retrouver le statut de tahara, pureté rituelle, après vérification de l'arrêt complet du saignement. Sans cette immersion, l'interdit demeure en vigueur, quelle que soit la durée écoulée.
Dimension spirituelle et vie familiale
Au-delà de la dimension halakhique, les femmes observantes témoignent que les lois de Niddah insufflent au mariage juif un rythme de renouveau propre à renforcer le lien conjugal. La paracha Tazria (et Metsora) revient chaque année sur ces lois d'impureté et de pureté, rappelant leur ancrage dans la Torah écrite. Cette mitsvah, classée parmi les mitsvot spécifiques aux femmes, est directement liée aux lois du mariage juif et à l'ensemble de la vie intime telle qu'elle est envisagée par la halakha orthodoxe, dans un esprit alliant rigueur juridique et élévation spirituelle.
Lois de Niddah : questions-réponses pratiques
Si une kala a eu son flux de nidda avant les kidouchin, il est permis au hatan de placer l’anneau des kidouchin sur le doigt de la kala. Il n’est pas nécessaire de modifier la procédure en lançant l’anneau vers elle ou en demandant à la kala d’étendre un tissu sur ses mains ; il convient de procéder aux kidouchin comme d’habitude, puis, dès la fin des kidouchin, le hatan doit retirer sa main. Il n’est pas non plus nécessaire de refaire les kidouchin après que la kala se soit purifiée. Au contraire, refaire les kidouchin serait préjudiciable, car cela pourrait susciter des doutes sur la validité des premiers kidouchin.
Si une kala est devenue nidda et qu’elle ne s’est purifiée et n’a immergé au mikvé qu’après les sept jours de fête du mariage, on ne doit pas réciter les "cheva berakhot" lors du repas du soir de son immersion, même s’il y a deux "panim hadachot". Cependant, lors du zimoun de ce repas, on peut dire "chehasimha biméono".
Quiz sur le thème de Niddah
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