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Thèmes Sexualité

Sexualité en judaïsme abordée par la Torah et la Halakha, entre mitsva, pureté familiale et yédia, dans une vision conjugale sacrée issue du Tanakh.

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Sexualité
Sexualite : l'union conjugale dans la Torah

À savoir

La sexualité dans la vision de la Torah

La sexualité occupe une place centrale dans la pensée juive. La Torah l'aborde avec un vocabulaire précis : le terme biïa (union physique) et le terme yédia (connaissance intime) reflètent une conception où l'union conjugale est à la fois corporelle, spirituelle et affective. Le Ramban explique que la connaissance biblique implique un rapprochement profond de deux êtres, bien au-delà du seul acte physique.

Les récits du Tanakh

Le Tanakh relate plusieurs épisodes à forte dimension intime : Adam et 'Hava découvrant la pudeur après l'arbre de la connaissance, l'histoire de Dina et Che'hem, les filles de Lot agissant pour la perpétuation de l'humanité. Les sages qualifient ce dernier acte de avéra lichma - transgression accomplie pour une finalité élevée. Ces récits fondateurs nourrissent la réflexion halakhique sur les comportements humains.

Le cadre halakhique : mitsva et interdits

La Halakha distingue les mitsvot positives et négatives liées à la sexualité. La Michna et le Talmud, notamment dans le Séder Nachim, y consacrent d'amples développements. Le Choulhane Aroukh et le Rambam codifient précisément les lois d'union conjugale, les obligations réciproques des époux, et les périodes de séparation liées aux lois de pureté familiale (taharat hamichpa'ha).

Sainteté et vie conjugale

La tradition orthodoxe considère la sexualité conjugale comme une mitsva en elle-même, et non comme un simple acte biologique. Le respect du calendrier de pureté - incluant le mikvé - est présenté par les Richonim comme un fondement de la kédoucha (sainteté) familiale. Les lois d'arayot (relations interdites), largement développées dans le Talmud, délimitent les frontières halakhiques en la matière.

Pudeur et valeurs traditionnelles

La tsniout (pudeur) constitue l'une des valeurs cardinales de la vie juive orthodoxe. Elle régit non seulement la tenue vestimentaire mais aussi le comportement général entre hommes et femmes. Le concept de guedér (clôture) autour des lois de l'intimité vise à préserver la kédoucha du foyer juif, en accord avec les enseignements du Maharal et des Poskim ultérieurs.

Comportements prohibés dans la Torah

La Torah interdit explicitement un ensemble de relations sexuelles relevant des arayot : inceste, adultère, relations hors cadre conjugal. Ces interdits, répétés dans le Talmud et codifiés par le Rambam dans ses Michné Torah, forment le socle éthique de la vie familiale juive. Leur transgression est considérée comme l'une des trois fautes les plus graves, aux côtés de l'idolâtrie et du meurtre.