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Thèmes Makkot

Makkot dans la Michna et le Talmud, traité du Seder Neziqin sur les faux témoins, l’exil pour meurtre involontaire et la peine de flagellation.

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Makkot
Makkot : les villes de refuge.

À savoir

Présentation du traité Makkot

Makkot est le cinquième traité du Seder Neziqin (Ordre des Dommages) dans la Michna, le Talmud et la Tossefta. Il vient immédiatement après le traité Sanhédrin, dont certaines opinions — dont celle du Rambam dans son introduction à la Michna — considèrent qu'il en faisait originellement partie. Le traité porte également le nom de « Malkout » (flagellation), du nom de la peine qu'il examine principalement dans son dernier chapitre.

Structure et contenu

La Michna du traité Makkot comprend 3 chapitres et 34 michnaïot au total, tandis que la Tossefta en compte 4 chapitres. Le Talmud Bavli couvre l'ensemble des trois chapitres sur 23 feuillets dans l'édition de Vilna. Le Talmud Yerouchalmi, quant à lui, ne dispose de Guemara que sur les deux premiers chapitres.

Les trois chapitres

Le premier chapitre, « Comment les témoins deviennent-ils zomemim ? », traite des lois relatives aux faux témoins (edim zomemim) et de leur punition. Le deuxième chapitre, « Quels sont ceux qui s'exilent ? », examine la peine d'exil imposée au meurtrier involontaire, les lois des villes-refuges (arei miklat) et les conditions de sortie. Le troisième chapitre, « Quels sont ceux qui reçoivent des coups ? », détaille la peine de flagellation (malkout) : ses motifs halakhiques, son nombre et ses modalités d'application, tels qu'ils sont codifiés dans la Halakha.

Place dans le Seder Neziqin

Le Rambam explique dans son introduction à la Michna que le traité Makkot suit le traité Sanhédrin car, après le chapitre « Voici ceux qui sont étranglés », vient naturellement le chapitre « Voici ceux qui sont fouettés ». Il précise néanmoins aussitôt que ce rattachement est logique et non organique, et que Makkot est un traité à part entière. Le lien profond est que seuls les juges (dayanim) ont l'autorité de prononcer et d'appliquer une peine corporelle.

Valeur spirituelle

Selon le 'Hida, l'étude du traité Makkot constitue une ségoula (vertu particulière) pour se préserver des pensées négatives. Cette tradition souligne la dimension spirituelle que les maîtres d'Israël attribuent à l'étude approfondie des traités du Talmud, au-delà de leur portée strictement juridique.

Commentateurs principaux

Le traité Makkot du Talmud Bavli est commenté par trois autorités selon les sections : Rachi jusqu'au feuillet 19b, puis le Rivan de 19 à 24, et Rabbenou Guershom sur le dernier feuillet. Les Tossafot ont été rédigées à l'école de Rabbenou Perets et constituent une particularité notable : elles furent éditées du vivant même de leur auteur, chose rare dans la littérature talmudique.

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