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Guides La femme dans le judaïsme
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Les trois mitsvot emblématiques

Trois mitsvot sont confiées en propre à la femme juive depuis toujours : les bougies, la halla et la pureté familiale. Trois gestes qui portent, à eux seuls, la lumière, la subsistance et la vie du foyer.

Hadlakat nerot : la lumière

L'allumage des bougies de Chabbat et des fêtes revient en priorité à la maîtresse de maison (voir la formation Chabbat, chapitre 4). Le Midrach le relie à Sara, dont la lampe restait allumée d'une veille de Chabbat à l'autre : quand Rivka entra sous sa tente et que la flamme revint, Its'hak sut qu'il avait trouvé son épouse. Chaque vendredi, quelques minutes avant le coucher du soleil, des millions de femmes rallument cette même lumière : le moment de prière personnel le plus puissant de la semaine, particulièrement pour les enfants.

Hafrachat halla : la subsistance

Prélever la halla sur la pâte (voir formation Cacheroute, chapitre 7) rappelle la part du Cohen et fait de la cuisine un prolongement du Beth Hamikdash. L'usage féminin : pétrir soi-même les halot de Chabbat quand c'est possible, et pour les grandes occasions, la « halla party » : des femmes se réunissent, pétrissent, prélèvent avec bénédiction et prient ensemble pour un malade ou une future mariée : une des plus belles institutions féminines contemporaines.

Taharat hamichpaha : la vie

La pureté familiale (voir formation Couple, chapitre 5) est confiée à la femme : c'est elle qui compte, vérifie et s'immerge au mikvé. La tradition y voit la responsabilité la plus haute : la sainteté de la vie conjugale et, à travers elle, des générations. Sa discrétion même dit sa grandeur : les mitsvot les plus profondes du judaïsme sont cachées.

Pourquoi ces trois-la ? La Michna (Chabbat 2, 6) les enumere ensemble ; le Midrach y voit la reparation de la faute d'Eden par celle qui en repare les consequences : la lumiere (l'ame), la pate (la subsistance du monde), la vie. Trois axes du monde confies a la femme.

Et toutes les autres

Ces trois mitsvot n'épuisent évidemment rien : la femme est tenue par TOUTES les mitsvot négatives (cacheroute, Chabbat, lachon hara...), par la prière (chapitre suivant), la tsedaka, le hessed, les fêtes (Kiddouch, Seder, Meguila : elle y est pleinement obligée « car elles aussi furent dans le miracle »). Sur environ 613 commandements, la dispense féminine ne touche qu'une poignée de mitsvot positives à horaire fixe.

Par ou commencer ? Pour une femme qui debute : les bougies du vendredi (des CETTE semaine : l'horaire est dans le calendrier UniversTorah), puis les berakhot sur la nourriture, puis une priere quotidienne courte. Le reste suivra naturellement : la lumiere d'abord.

Pour enrichir ce chapitre

Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.

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