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Guides La femme dans le judaïsme
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Chapitre 1/7

La place de la femme : mythes et réalité

« La femme est inférieure dans le judaïsme » : vraiment ? Ce premier chapitre confronte le cliché aux textes, et pose la clé de toute la formation : différence de rôles n'est pas hiérarchie de valeur.

Ce que disent réellement les textes

La femme est créée en dernier dans le récit de la Création : dans la Torah, le dernier créé n'est pas le moins important, c'est le sommet (l'homme après les animaux, le Chabbat après tout). Nos Sages enseignent que la femme a reçu une bina yetera, une intelligence intuitive supplémentaire (Nidda 45b). C'est par le mérite des femmes justes qu'Israël fut délivré d'Égypte (Sota 11b), ce sont elles qui refusèrent le Veau d'or et crurent avant les hommes à l'entrée en terre d'Israël, et D.ieu dit à Avraham, le père de la nation : « Tout ce que te dira Sara, ÉCOUTE SA VOIX » (Berechit 21, 12).

Des rôles différents, une valeur égale

La vision juive assume une différence de rôles : la femme est dispensée de la plupart des mitsvot positives liées à un moment fixe (tefilines, tsitsit, soucca...). Pourquoi ? Les maîtres donnent deux éclairages complémentaires : sa charge du foyer ne peut être esclave d'horaires rituels ; et plus profondément (Maharal, Rav Hirsch) : ces mitsvot sont des OUTILS de perfectionnement dont la femme, plus naturellement accordée au spirituel, a moins besoin. On peut discuter les explications ; le fait halakhique, lui, est une dispense, pas une interdiction ni un jugement de valeur.

« Chelo assani icha » ? La benediction matinale des hommes (« ...qui ne m'a pas fait femme ») choque souvent : elle remercie pour le PLUS GRAND NOMBRE de mitsvot auxquelles l'homme est astreint (comme on remercie pour une charge, pas contre quelqu'un). La femme repond par une benediction assumee : « ...qui m'a faite selon Sa volonte » (cheassani kirtsono) : selon Sa volonte, c'est-a-dire au plus pres du dessein divin.

Le foyer : le vrai centre de gravité

Le judaïsme ne survit pas d'abord par la synagogue mais par la MAISON : la table de Chabbat, la cacheroute, l'éducation des enfants, l'atmosphère. Or la tradition confie à la femme la maîtrise de ce centre : « la sagesse des femmes bâtit sa maison » (Michlei 14, 1). C'est elle que le Kiddouch du vendredi soir honore par Echet Hayil, elle que la tradition appelle akeret habayit, le pivot du foyer. On peut trouver ce partage traditionnel ; on ne peut pas honnêtement le dire méprisant : le judaïsme a placé la femme là où IL considère que tout se joue.

Sans angelisme Reconnaissons-le : des societes juives ont parfois traite les femmes en dessous de ce que la Torah demande, et des textes isoles, sortis de leur contexte, peuvent choquer. La reponse juive n'est ni le deni ni le rejet : c'est l'etude serieuse, avec des maitres competents : exactement ce que cette formation amorce.

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