La femme et l'étude de la Torah
Que doit, que peut étudier une femme juive ? Entre textes anciens mal compris et révolution éducative du XXe siècle, l'état réel de la question, et un programme concret.
Ce qu'une femme DOIT étudier
Sur un point, tous les décisionnaires convergent : une femme doit étudier toutes les lois qui la concernent : et la liste est immense : Chabbat, cacheroute, berakhot, fêtes, pureté familiale, lachon hara, relations humaines... Soit, concrètement, la majorité de la halakha pratique. Impossible d'accomplir ce qu'on ignore : à ce titre, l'étude féminine n'est pas une option, c'est une nécessité quotidienne.
La révolution Beth Yaakov
Pendant des siècles, la transmission féminine passait par la maison. Quand la modernité a envoyé les filles à l'école générale sans équivalent juif, Sarah Schenirer, une couturière de Cracovie, a fondé en 1917 le réseau Beth Yaakov : l'école de Torah pour filles : soutenue par les plus grands (le Hafets Haim en tête, tranchant qu'à notre époque il est une OBLIGATION d'enseigner aux filles Torah écrite, moussar et pensée juive). Aujourd'hui, séminaires, cours pour femmes, livres et sites (dont UniversTorah !) offrent aux femmes un accès à l'étude sans précédent dans l'histoire : cet accès est une bénédiction à saisir, pas à discuter.
Des érudites dans toute l'histoire
Berouria, épouse de Rabbi Meir, dont le Talmud rapporte les décisions ; les filles de Rachi, dépositaires de traditions ; la Rabbanite Mizrahi, Flora Sassoon, la Rabbanite Kanievsky et tant d'autres : et à chaque génération, ces mères « simples » dont le Talmud dit qu'elles ont plus de part au mérite de la Torah que quiconque : « parce qu'elles amènent leurs enfants à l'étude et attendent leurs maris » (Berakhot 17a) : la logistique invisible de TOUTE l'étude du peuple juif.
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