Pidyon haben et les premières étapes
Le rachat du premier-né à trente jours, la première coupe de cheveux à trois ans, l'entrée dans l'apprentissage : les jalons discrets mais profonds de la petite enfance juive.
Le pidyon haben : racheter le premier-né
« Tout premier-né m'appartient » (Chemot 13, 2) : depuis la dixième plaie, où les premiers-nés d'Israël furent épargnés, tout aîné appartient en principe au service divin : les parents le « rachètent » auprès d'un Cohen : c'est le pidyon haben, à partir du 31e jour de vie.
- Qui est concerné : un garçon premier-né de sa MÈRE, né par voie naturelle, dont le père n'est ni Cohen ni Lévi et la mère ni fille de Cohen ni de Lévi (les exceptions sont nombreuses : vérifiez votre cas avec un rav).
- Le rite : le père présente l'enfant au Cohen, qui demande rituellement : « Que préfères-tu : me donner ton fils ou le racheter ? » : le père le rachète contre cinq pièces d'argent (des pièces dédiées existent), bénédictions et Chehiyanou, puis séoudat mitsva : nos Sages la comptent parmi les plus précieuses.
- Si cela n'a pas été fait : un adulte premier-né jamais racheté peut (doit) se racheter lui-même : encore une question fréquente et simple à régler avec un rav.
La première coupe : la halaka (oupcherin)
L'usage répandu (séfarade : la halaka) : ne pas couper les cheveux du garçon avant ses trois ans, puis une première coupe festive : souvent à Lag Baomer sur la tombe de Rabbi Chimon bar Yohai à Meron, ou à la synagogue : on laisse les péot (l'usage y voit le parallèle avec l'arbre : trois ans de orla avant les fruits : l'enfant « fruit » entre dans ses mitsvot d'apparence). C'est aussi l'âge symbolique des premiers pas religieux : la kippa, les tsitsit, les premières berakhot répétées.
L'entrée dans l'apprentissage
Vers 3 ans, l'usage veut qu'on commence l'alphabet hébraïque : la tradition des lettres au miel (l'enfant lèche la lettre sucrée : que la Torah soit douce à son palais !) ; vers 5 ans, le Houmach (« à cinq ans, la Torah écrite », Pirké Avot 5, 21) : le fameux « passage au Houmach » fêté dans les écoles. Chaque étape a sa célébration : le judaïsme sait que ce qui est fêté est aimé.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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