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Guides Le cycle de la vie juive
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La mémoire : Kaddich, hazkara, élévation de l'âme

Le judaïsme ne « tourne pas la page » : il transforme l'absence en lien actif. Le Kaddich et son secret, la hazkara annuelle, et tout ce qu'on peut encore faire pour ceux qui sont partis.

Le Kaddich : le secret le mieux gardé

Surprise pour beaucoup : le Kaddich ne parle ni de la mort ni du défunt : c'est une doxologie : « Que Son grand Nom soit exalté et sanctifié... » Alors pourquoi les endeuillés le disent-ils ? La tradition (depuis Rabbi Akiva et l'histoire du mort qu'il sauva en faisant dire le Kaddich à son fils) répond : quand un fils sanctifie publiquement le Nom, le Ciel constate que le défunt a laissé dans le monde une source de sainteté : SES mérites grandissent par les actes de sa descendance. Le Kaddich est un certificat de transmission : le plus bel hommage qu'un enfant puisse rendre.

Un Kaddich trés émouvant
Vidéo Un Kaddich trés émouvant Le Rav Kaniévsky récitant le Kaddich pour sa défunte épouse, la Rabbanite, décédée pendant ce 'Hol Hamoèd Soukkote 5772. Voir sur UniversTorah

La hazkara : le rendez-vous annuel

Chaque année, à la date hébraïque du décès (la « hazkara » séfarade, « yahrzeit » ashkénaze) :

  • Le Kaddich aux offices du jour (et l'usage de monter à la Torah le Chabbat précédent, avec la Achkava : la prière d'élévation séfarade).
  • La veilleuse de 24 heures (« la bougie de l'âme » : « l'âme de l'homme est une flamme de D.ieu », Michlei 20, 27).
  • L'étude en son honneur (des michnayot : les lettres de Michna sont celles de Nechama, l'âme), la tsedaka, la visite au cimetière selon l'usage, et la séouda ou l'azkara familiale avec paroles de Torah.
La date hebraique, piege classique La hazkara suit le calendrier HEBRAIQUE : elle « bouge » chaque annee sur le calendrier civil, et les annees embolismiques (deux Adar) ont leurs regles propres. Le calendrier UniversTorah calcule et rappelle vos dates de hazkara automatiquement : configurez-le une fois, il veille pour toujours.

Tout ce qu'on peut encore faire

La relation ne s'arrête pas : elle change de forme. Le judaïsme offre un éventail d'actions pour l'élévation de l'âme (iluy nechama) : l'étude régulière à leur mérite (un livre de Torah offert et dédicacé, un cours financé), la tsedaka en leur nom, les mitsvot que VOUS faites en pensant à eux (chaque acte d'un descendant crédite ses ascendants : c'est la mécanique du Kaddich élargie à toute la vie), donner leur prénom à un descendant, et achever ce qu'ils avaient commencé. La mort interrompt une présence, pas une influence : « Yaakov avinou n'est pas mort : tant que sa descendance est vivante, il est vivant » (Taanit 5b).

Le mot de la fin du cycle

De la brit au Kaddich, vous avez parcouru le cycle entier : et vous avez vu qu'il n'est pas une ligne mais une BOUCLE : l'enfant qu'on nomme d'après un aïeul, le Kaddich qui fait vivre les parents, la Torah des ancêtres dans la bouche des petits-enfants. « Dor holekh vedor ba » : une génération va, une génération vient (Kohelet 1, 4) : et entre les deux, tout ce que cette formation vous a confié : transmettez-le.

Vos actions memoire 1) Calculez et notez les dates de hazkara de vos proches disparus (outil calendrier UT). 2) Choisissez UNE action d'iluy nechama reguliere (une etude, une tsedaka datee). 3) Racontez a vos enfants QUI etaient leurs arriere-grands-parents : la memoire ne se herite pas, elle se transmet.

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