Le mariage : sous la houppa, et la première année
Kiddouchin, ketouba, sept bénédictions, verre brisé : chaque instant de la houppa est un acte fondateur. Le déroulé commenté, les sept jours de fête, et la première année du couple.
Sous la houppa : le déroulé commenté
- La badeken (le voile) et l'entrée : le marié voile la mariée (souvenir de Rivka), puis chacun est conduit sous la houppa : le dais ouvert, image du foyer d'Avraham ouvert aux quatre vents : les mères portent les bougies, les invités debout.
- Les kiddouchin : sur une première coupe de vin, bénédictions ; puis LE moment juridique : devant deux témoins, l'anneau au doigt : « Haré at mekoudechet li betabaat zo kedat Moché veIsrael » : te voici consacrée à moi par cet anneau selon la loi de Moché et d'Israël. En un geste : le mariage est conclu.
- La ketouba : lecture publique de l'acte (araméen, avec ses engagements de l'époux) puis remise à l'épouse : il est À ELLE, précieusement gardé.
- Les cheva berakhot : sur une seconde coupe, les sept bénédictions relient ce couple à la Création, à Adam et Hava, à Jérusalem qu'on rebâtit, à la joie des fiancés : l'assemblée y répond de tout coeur : ces bénédictions PORTENT le foyer naissant.
- Le verre brisé : au sommet de la joie, le souvenir du Temple détruit (« Si je t'oublie Jérusalem... » que beaucoup de mariés chantent) : puis l'explosion de « Mazal tov ! ».
- Le yihoud (usage ashkénaze ; nombre de séfarades ne le pratiquent pas : suivez votre rav) : quelques minutes d'isolement des mariés : leurs premiers instants seuls.
Les sept jours de fête
La semaine suivant le mariage, les cheva berakhot : chaque soir, un repas festif chez des proches différents, avec les sept bénédictions redites en présence d'un minyan et de « visages nouveaux » : la communauté entière prend sa part de la joie : le couple est porté toute une semaine : la sagesse juive sait que l'atterrissage aussi se prépare.
La chana richona : la première année
« Quand un homme prend une épouse... il sera LIBRE pour sa maison une année, et il réjouira sa femme » (Devarim 24, 5) : la Torah consacre la première année à la construction du couple : le jeune marié était même dispensé de guerre ! Traduction contemporaine : une année où le couple se PRIORISE : limiter les absences longues, apprendre à se connaître (formation Couple !), construire ses habitudes de foyer (la table de Chabbat À EUX, leurs usages) : et les familles bien intentionnées apprennent à... laisser respirer. Les fondations d'une maison de cinquante ans se coulent ces douze mois-là.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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