La naissance : accueillir une âme
Avant même le premier cri, le judaïsme entoure la venue d'un enfant de prières et d'usages. Grossesse, naissance, premières nuits, choix du prénom : les commencements.
La grossesse : une attente accompagnée
La tradition entoure la femme enceinte d'égards particuliers (la halakha lui donne priorité en tout, et les jeûnes s'allègent pour elle : voir formation Jeûnes). Les usages : une discrétion relative sur la grossesse (l'usage répandu de ne pas faire de préparatifs ostentatoires trop tôt relève de la pudeur, pas d'une loi), la prière des parents (les Tehilim, la prière de Hanna), la tsedaka accrue, et pour beaucoup : la vérification des mezouzot du foyer. Le mois de l'accouchement, l'usage séfarade multiplie les bénédictions et la lecture du Tehilim 20.
La naissance : premières paroles
Un enfant paraît : les premières réactions juives : la gratitude (le Gomel pour la maman selon l'usage séfarade, dit à la synagogue devant dix hommes : voir formation Bénédictions), l'annonce joyeuse, et les félicitations traditionnelles : « Mazal tov ! Beciman tov ! » : avec le souhait ancien : « qu'il grandisse pour la Torah, la houppa et les bonnes actions » : tout le cycle de la vie tient déjà dans cette phrase.
Garçon : les veillées avant la brit
- Le Chalom Zakhar (usage ashkénaze) et surtout, chez les séfarades, le Brit Its'hak : la veillée de la nuit précédant la mila : on se réunit autour du bébé pour lire le Zohar et des passages de protection : la tradition y voit une garde spirituelle du nouveau-né avant son entrée dans l'alliance.
Le prénom : une prophétie miniature
Nos Sages enseignent que les parents reçoivent, en nommant leur enfant, une étincelle d'inspiration (roua'h hakodech) : le prénom touche à l'essence de l'âme. Les usages : chez les séfarades, on honore les grands-parents VIVANTS en donnant leur prénom (à la différence de l'usage ashkénaze qui nomme d'après les défunts) : une source de joie immense pour les aînés ; on choisit aussi des prénoms de tsadikim, de la paracha de la semaine ou de la fête proche. Le prénom du garçon est proclamé À LA BRIT MILA ; celui de la fille, à la synagogue lors d'une montée à la Torah du père, souvent accompagnée du Zeved Habat (la célébration séfarade de la fille : versets du Chir Hachirim, bénédictions et collation) : ne pas la négliger : une fille s'accueille avec le même éclat.
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