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Guides Le cycle de la vie juive
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La fin de vie et la levaya

Accompagner un mourant, les gestes des premières heures, la hevra kaddicha, l'enterrement juif : le chapitre que l'on découvre trop souvent dans l'urgence. À lire avant, pour agir juste le moment venu.

Accompagner la fin de vie

La présence auprès d'un mourant est une mitsva immense : on ne laisse pas partir seul. Les usages : réciter avec lui (ou pour lui) le vidouy (la confession du grand passage : les textes sont dans le siddour : un rav peut venir la dire : elle n'accélère RIEN, elle apaise : « beaucoup ont dit le vidouy et vécu longtemps », rassure la formule traditionnelle), les Tehilim, et au moment ultime : le Chema Israël : quitter ce monde sur la proclamation de l'Unité, comme des générations de Juifs. Rester, tenir la main, dire les mots essentiels : la halakha rejoint ici le plus profond de l'humain.

Les decisions medicales de fin de vie Acharnement, sedation, arret de traitements : la halakha a des positions PRECISES et nuancees (la vie est sacree ; la souffrance compte ; tout n'est pas obligatoire ; rien ne se decide seul). Ces questions se posent A UN RAV COMPETENT EN LA MATIERE, en lien avec les medecins, si possible AVANT l'urgence. De meme : le don d'organes et l'autopsie ont leurs reponses halakhiques detaillees : consultez, ne presumez pas.

Les premières heures : que faire

  1. Appeler la hevra kaddicha (la « confrérie sainte » : l'organisation communautaire des derniers devoirs) : AVANT toute autre démarche : elle guide tout : c'est LE réflexe à connaître (gardez le numéro de celle de votre ville : maintenant).
  2. Les usages immédiats : couvrir le défunt, allumer une bougie près de lui, ne pas le laisser seul (la garde, chemira, avec Tehilim), couvrir les miroirs de la maison selon l'usage.
  3. Prévenir le rav : il accompagne les décisions et la famille.
  4. La halakha demande un enterrement rapide (idéalement le jour même ou le lendemain : « tu l'enterreras le jour même », Devarim 21, 23) : les démarches s'enchaînent donc vite : la hevra kaddicha et les pompes funèbres juives savent faire : laissez-vous porter.

La tahara et l'enterrement

  • La tahara : la hevra kaddicha lave et purifie le corps avec des égards infinis, le revêt des takhrikhim (linceuls blancs, identiques pour riches et pauvres : la mort juive est égalitaire) et du talit pour un homme. Pas de soins de conservation ni d'exposition : le respect juif du corps est la discrétion.
  • La levaya (« l'accompagnement ») : accompagner un défunt est une mitsva de vérité (hessed chel emet : envers qui ne rendra jamais) : éloge funèbre (hesped) mesuré et vrai, le Tsidouk Hadin (l'acceptation du jugement), la mise en terre à laquelle les proches participent (chaque pelletée est un honneur), le Kaddich, et la double haie de consolation à la sortie des endeuillés.
  • La keria : les proches directs déchirent leur vêtement : la déchirure visible d'une déchirure invisible.
  • L'inhumation en terre est un impératif absolu de la halakha : la crémation est formellement contraire à la Torah (le corps, qui a porté une âme et des mitsvot, retourne à la terre entier : « poussière tu es, à la poussière tu retourneras »). Prévoyez, si besoin, d'en parler sereinement en famille AVANT.
A preparer des maintenant (si, maintenant) 1) Le numero de la hevra kaddicha de votre ville dans votre telephone. 2) Une conversation familiale posee sur les volontes de chacun (enterrement juif, carre juif ou Israel, pas de cremation) : dix minutes inconfortables qui epargnent des dechirements. 3) Pour les parents ages : verifier la concession. La mort juive se prepare dans la serenite : c'est un cadeau qu'on fait aux siens.

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