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Thèmes Pidyon HaBen

Pidyon HaBen, mitsva liée à la sortie d’Égypte, où le père de statut Israël rachète son fils premier-né auprès d’un Cohen dès 30 jours après la naissance.

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Pidyon HaBen
Pidyon HaBen : le rachat du premier-ne

À savoir

Une mitsva ancrée dans la sortie d'Égypte

Le Pidyon HaBen est l'une des 613 mitsvot de la Torah. Son origine remonte à la nuit de la sortie d'Égypte, lorsque D.ieu sanctifia tous les premiers-nés d'Israël en épargnant les premiers-nés juifs lors de la frappe des premiers-nés d'Égypte. La Torah (Chémot 13) ordonne alors de consacrer tout premier-né mâle à D.ieu. Le traité talmudique Bekhorot approfondit les lois de cette mitsva, et le Choulhane Aroukh (Yoré Déa 305) en codifie les détails pratiques.

Qui est concerné : le statut Israël

Le Pidyon HaBen s'applique uniquement au père de statut Israël. Les pères de statut Cohen ou Lévi (statut) en sont exemptés, de même que les enfants dont la mère est fille de Cohen ou de Lévi (tribu). La mitsva porte sur le fils premier-né, né par voie naturelle (« pétèr rèhem »), et non sur un enfant né après une fausse couche ou une naissance précédente. La famille juive célèbre ainsi un rite fondamental du cycle de vie, au même titre que la Brit Mila.

La cérémonie : le rôle du Cohen

Le Pidyon HaBen a lieu à partir du 31e jour de vie de l'enfant. Le père remet au Cohen - descendant d'Aharon - cinq piècces d'argent pur (cinq séla'im), équivalant au poids halakhique fixé par la Torah (Bamidbar 18). Le Cohen récite alors les bénédictions rituelles et déclare l'enfant racheté. Cette cérémonie est l'une des vingt-quatre matanot kehuna, les dons sacerdotaux accordés aux Cohanim, au même titre que la Birkat Cohanim qui illustre leur rôle central dans la vie du peuple juif.

Le repas de mitsva et la dimension familiale

La cérémonie du Pidyon HaBen s'accompagne généralement d'un repas de mitsva réunissant la famille et les proches. Certaines communautés ont la coutume que les femmes présentes entourent le nourrisson de leurs bijoux avant le rachat. Ce rite de passage masculin, qui précède la Bar Mitsva, marque l'entrée de l'enfant dans l'alliance du peuple d'Israël et rappelle à toute la famille le lien indéfectible entre le peuple juif et D.ieu depuis la sortie d'Égypte.

Sources halakhiques et traité Kiddouchin

Le Rambam codifie le Pidyon HaBen dans le Michné Torah (Hilkhot Bikourim, chapitre 11). Le traité Kiddouchin aborde également les obligations du père envers son fils, parmi lesquelles figure le Pidyon HaBen. Si le père n'a pas accompli cette mitsva, l'obligation incombe au fils lui-même dès qu'il atteint l'âge adulte. La mitsva ne peut être accomplie qu'en présence d'un Cohen agréé, signe de la pérennité du sacerdoce dans la halakha contemporaine.

Lois de Pidyon HaBen : questions-réponses pratiques

Qui doit être racheté

Un fils premier-né né par césarienne n'oblige pas son père à effectuer le pidyone habbekhor, car la sainteté du premier-né ne s'applique que lorsqu'il est le premier à ouvrir la matrice et qu'il naît de manière naturelle, et non par césarienne. De même, le fils qui naîtra après cet enfant n'aura pas besoin d'être racheté, car il a été précédé par un autre enfant.

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Halakha 18)
Obligation du pidyon haben

L'obligation de pidyone haben pour un enfant mineur incombe au père. Si le père refuse de le faire, le beth din doit le contraindre à accomplir cette mitsva. Si le père n'a pas racheté son fils, une fois adulte, le fils devra se racheter lui-même.

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Chapitre 305 - Obligation du pidyon haben, Halakha 2)
Ordre du pidyon haben

La coutume veut que le père apporte le nourrisson et le remette au cohen. Le cohen demande alors au père : « Es-tu cohen ou levi ? » et le père répond : « Non. » Le cohen demande ensuite : « Ton fils est-il un premier-né ? » et le père répond : « Oui. » Puis le cohen demande : « Que désires-tu davantage, ton fils premier-né ou les cinq selaim que tu dois donner pour le racheter ? » Si le père ne comprend pas cette formulation, il faut la lui traduire : « Que préfères-tu, ton fils premier-né ou les cinq selaim que tu dois donner pour le racheter ? » et le père répond : « Mon fils, mon premier-né. »

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Halakha 72)
Pidyon haben au cours de l’année

Lorsque le pidyone habben tombe le jour du 9 Av, le père du garçon récite la berakha Sheheheyanu.

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Halakha 91)
Chez qui effectuer le pidyon haben

Si l'on a donné les cinq selaïm même à dix cohanim, l'enfant est considéré comme racheté. Certains estiment toutefois que cela n'est valable qu'a posteriori. C'est pourquoi la coutume est que tout le monde veille à remettre la somme à un seul cohen et en une seule fois.

(Yalkout Yossef, Lois de Pidyone Habbekhor (rachat du premier-né), Halakha 62)
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