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Thèmes Tamid

Traité Tamid de la Michna sur le sacrifice quotidien, la avoda des cohanim et les psaumes des lévites, en sept chapitres au cœur de l’ordre Qodachim.

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Tamid
Tamid : l'offrande perpetuelle quotidienne.

À savoir

Présentation du traité Tamid

Le traité Tamid est le neuvième traité du Seder Qodachim (ordre des Choses sacrées), cinquième ordre de la Michna et du Talmud babylonien. Son nom signifie «continu» ou «perpétuel», en référence au sacrifice quotidien offert deux fois par jour au Temple de Jérusalem. Le traité comprend sept chapitres et constitue l'une des descriptions les plus précises du service Temple que la tradition juive ait conservées.

Contenu et structure des chapitres

Les chapitres du traité Tamid couvrent l'ensemble du service du matin au Temple, depuis la garde de nuit jusqu'à la conclusion du sacrifice. Ils décrivent la surveillance du sanctuaire durant la nuit, le tirage au sort (goral) pour la répartition des fonctions sacerdotales, le nettoyage de l'autel, l'allumage du bûcher, l'offrande de l'encens (qetoret) sur l'autel d'or, ainsi que la bénédiction sacerdotale (birkat cohanim). Le dernier chapitre liste les psaumes que les lévites chantaient dans le Temple pour chaque jour de la semaine, psaumes aujourd'hui récités dans le chir chel yom à la fin de la prière quotidienne.

Caractéristiques halakhiques et rareté des controverses

L'une des particularités notables du traité Tamid est l'absence quasi totale de controverses. Les Sages n'y ont consigné que deux désaccords mineurs : l'un sur l'existence ou non d'un quatrième tirage au sort pour la montée des offrandes vers l'autel, l'autre sur le geste du Grand Prêtre lors de la bénédiction sacerdotale. Cette homogénéité du texte témoigne de l'ancienneté et de l'autorité des descriptions qu'il contient.

Auteur et datation

Selon le Talmud babylonien, le Tanna qui a enseigné et transmis le traité Tamid est Rabbi Chimon Ich HaMitspa, qui vivait à l'époque du Second Temple. Hanokh Albeck, dans son commentaire, considère ce traité comme l'un des plus anciens de la Michna. Yits'hak Eizik HaLévi estime pour sa part qu'il fut rédigé après la destruction du Temple, pour préserver la mémoire d'un service que la majorité du peuple ne connaissait plus directement.

Place dans l'édition du Talmud babylonien

Dans le Talmud babylonien, le traité Tamid est le plus court de tous ceux qui disposent d'une Guemara : l'ensemble (Michna et Guemara) ne compte que huit feuillets. En raison de cette brièveté, il a été adjoint dans les éditions imprimées au traité Meïla, et ses pages commencent non pas au feuillet 2 mais au feuillet 25b, jusqu'au feuillet 33. Les trois derniers chapitres, qui ne comportent que la Michna sans Guemara, y sont également inclus.

Commentateurs et exégètes

Le commentaire figurant sur le traité Tamid dans les éditions standard du Talmud n'est pas celui de Rachi. Selon Rabbi Betsalel Achkenazi, il s'agit principalement d'une compilation tirée du commentaire de Rachi sur le traité Yoma. D'autres commentaires sont également imprimés en marge, dont celui attribué au Roch, ainsi que des gloses attribuées à Rabbenou Guershom et au Raavad, même si ces attributions font l'objet de débats parmi les érudits. Le Rambam, dans son introduction à la Michna, explique que ce traité a été placé après le traité Meïla parce qu'il ne traite ni de sagesse théorique ni d'interdit ou de permis, mais constitue un récit de la façon dont le sacrifice quotidien était accompli.

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