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Thèmes Negaim

Negaim, troisième traité de l’ordre Taharot, présente les lois de tsaraat et les règles de pureté liées aux impuretés de la peau, des vêtements et des maisons.

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Negaim
Negaim : l'examen des impuretes.

À savoir

Negaim : le traité talmudique des impuretés cutanées

Le traité Negaim est le troisième traité de l'ordre Taharot de la Michna. Il expose en détail les lois relatives aux différentes formes d'impureté cutanée (negaim) mentionnées dans la Torah, ainsi que les règles de pureté et d'impureté qui en découlent. Ce traité ne possède pas de Talmud Bavli ; ses débuts et ses principes fondamentaux sont discutés dans le traité Chevouot du Talmud de Babylone.

Les trois catégories de negaim

La Torah distingue trois grandes catégories d'impuretés : les negaim de la peau humaine, les negaim des vêtements et les negaim des maisons. Pour la peau, on distingue les taches blanches sur la chair, les plaies liées à une brûlure ou à une inflammation (chichin oumakoué), ainsi que les affections du cuir chevelu et de la barbe (netek, korha'hat et gava'hat). Un neguia devient impur selon l'un des trois signes suivants : l'apparition de deux poils blancs (chaar lavan), la présence de chair vive saine au centre de la tache (mi'hia), ou l'extension de la tache après la première ou la deuxième semaine de mise en quarantaine (pechion).

Negaim des vêtements et des maisons

Les vêtements et les maisons sont atteints par des taches vert intense (yerakrak) ou rouge intense (adamdam), ou par l'extension de la tache. La particularité des negaim de maisons est qu'ils imposent une quarantaine de trois semaines, contre une semaine pour les autres catégories, et leur mesure minimale est de deux grissim de longueur sur un griss de largeur.

Structure du traité

Negaim comprend quatorze chapitres. Les dix premiers expliquent les lois des negaim humains. Le onzième traite des vêtements. Les douzième et treizième chapitres concernent les maisons. Le quatorzième et dernier chapitre détaille les lois de la kappara (l'expiation) du metsora, c'est-à-dire la personne atteinte de tsaraat. Le traité s'inscrit dans la suite logique du traité Ohalot, car le metsora souille aussi sous l'effet de l'ohel (tente), ce qui rapproche cette impureté de celle du mort.

La michna célèbre du chapitre deux

Le chapitre deux se conclut par la michna la plus connue du traité, dotée d'une profonde portée morale : « Tout homme peut voir les negaim, sauf les siens propres. » Cette sentence, tout en étant littéralement une règle halakhique (le Cohen ne peut examiner sa propre tache), est interprétée par les maîtres comme une allégorie de la difficulté qu'a l'être humain à percevoir ses propres défauts spirituels.

Place du traité Negaim dans la halakha

Selon l'introduction du Rambam à la Michna, le traité Negaim suit le traité Ohalot en raison de la proximité thématique entre la tsaraat et l'impureté par le mort. Les lois de Negaim n'ont plus d'application pratique depuis la destruction du Temple, car seul un Cohen habilité peut déclarer un neguia impur ou pur. Elles conservent néanmoins une immense importance dans l'étude de la Torah et reflètent la rigueur du système halakhique de pureté propre au judaïsme orthodoxe.

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