Les bénédictions finales
Bénir avant, c'est demander la permission ; bénir après, c'est dire merci. Birkat Hamazon, Al Hamihya, Boré Nefachot : à chaque famille d'aliments sa conclusion.
La seule bénédiction ordonnée par la Torah
« Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras Hachem ton D.ieu » (Devarim 8, 10) : le Birkat Hamazon, l'action de grâce après un repas avec pain, est la seule berakha explicitement prescrite par la Torah. Tout le reste est d'institution rabbinique, à son image.
Birkat Hamazon : après le pain
Après un repas ouvert par Hamotsi (au moins un kazayit de pain), on récite le Birkat Hamazon : quatre bénédictions qui remercient pour la nourriture, la terre d'Israël, Jérusalem, et toutes les bontés divines. Points pratiques :
- On le récite assis, à l'endroit du repas, idéalement sur le texte (siddour ou birkone) plutôt que par coeur.
- À trois hommes ou plus, on l'introduit par le zimoun (invitation mutuelle à bénir).
- Le Chabbat et les fêtes, on ajoute les passages du jour (Retsé, Yaalé Veyavo).
Al Hamihya : la bénédiction triple
Après des Mezonot (gâteaux, pâtes), du vin ou des fruits des sept espèces d'Israël, on récite « Al Hamihya » (Meen Chaloch), une bénédiction condensée dont la formule s'adapte : « sur la subsistance », « sur la vigne », « sur les fruits de l'arbre », seuls ou combinés.
Boré Nefachot : pour tout le reste
Après les aliments Haets ordinaires, Haadama et Chehakol (fruits courants, légumes, viande, boissons...), une courte bénédiction suffit : Boré Nefachot, « ...qui crée des âmes nombreuses et leurs manques... ».
Pour enrichir ce chapitre
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