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Guides Les bénédictions au quotidien
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Amen, et les erreurs courantes

Répondre Amen est une mitsva en soi, et certaines erreurs de berakhot reviennent sans cesse. Ce dernier chapitre consolide tout ce que vous avez appris.

La puissance du Amen

Répondre Amen à une bénédiction, c'est la contresigner : « c'est vrai, et j'y crois ». Le Talmud enseigne que celui qui répond Amen est considéré comme s'il avait béni lui-même, et certains ajoutent : plus grand encore que celui qui bénit. Règles pratiques :

  • On répond Amen à toute bénédiction entendue (sauf la sienne propre).
  • Amen se prononce distinctement, ni avant la fin de la berakha (amen « coupé »), ni longtemps après (amen « orphelin »).
  • Celui qui écoute une berakha en ayant l'intention d'être acquitté (Kiddouch, Havdala, Hamotsi du maître de maison) est quitte par son écoute et son Amen : c'est le principe chomea keoné, « écouter équivaut à dire ».

Les erreurs les plus fréquentes

  • Parler entre la berakha et la bouchée : la bénédiction est perdue, il faut la reprendre.
  • Rebénir par oubli : on a déjà couvert cet aliment... Dans le doute « ai-je béni ? », on ne rebénit PAS (safek berakhot lehakel) ; on écoute la berakha de quelqu'un d'autre ou l'on prend un aliment d'une autre catégorie.
  • Changer de lieu au milieu d'une collation : quitter la maison interrompt en général la bénédiction (le pain et les mezonot consistants font exception) ; au retour, on rebénit.
  • La bénédiction « globale » paresseuse : tout couvrir d'un Chehakol par facilité, alors que l'aliment a sa berakha propre : à éviter, c'est tout l'objet de cette formation.
  • Bénir sans savoir ce qu'on va manger : pensez le menu avant la première berakha.
La regle d'or du doute Safek berakhot lehakel : dans le doute (ai-je beni ? quelle benediction ?), on ne prononce PAS de nouvelle berakha, car le risque d'une benediction en vain l'emporte. On cherche plutot une solution : ecouter quelqu'un, ou benir un aliment certain en pensant a couvrir l'autre.

Continuer à progresser

Vous avez la carte des six berakhot, les priorités, les conclusions, les occasions. La suite : la pratique quotidienne, un guide des berakhot dans la cuisine, et un Rav pour les cas particuliers. Cent fois par jour, une occasion de dire merci : c'est peut-être la mitsva qui change le plus vite le regard sur la vie.

Defi de la semaine Choisissez UN repas par jour et faites-y toutes les benedictions correctement, avant et apres, avec le texte sous les yeux. En deux semaines, les formules seront a vous pour toujours.

Pour enrichir ce chapitre

Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.

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