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Guides Les bénédictions au quotidien
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Chapitre 1/7

Pourquoi bénir ? Le sens des berakhot

Avant d'apprendre les formules, comprenons le geste : que fait-on exactement quand on « bénit » D.ieu avant de croquer une pomme ? Ce chapitre change le regard sur tout le reste.

Le monde appartient à D.ieu

Le Talmud (Berakhot 35a) pose le principe fondateur : « La terre et tout ce qu'elle contient appartiennent à D.ieu » (Tehilim 24). Profiter du monde sans bénir, c'est comme se servir sans permission. La berakha est cette permission demandée : elle transforme la consommation en réception d'un cadeau. Après la bénédiction, dit le Talmud, « la terre a été donnée aux hommes » (Tehilim 115).

Une bénédiction comme vous ne l'avez jamais vue
Vidéo Une bénédiction comme vous ne l'avez jamais vue Le Tosher Rebbe faisant la bénédiction de Hamotsi sur du pain. A voir absolument mais à ne SURTOUT PAS imiter ! Voir sur UniversTorah

Une prise de conscience, pas une formule magique

Bénir, c'est s'arrêter une seconde : ce pain a poussé d'une terre, sous une pluie, par une chaîne de causes qui remonte au Créateur. La berakha est un exercice de hakarat hatov, de reconnaissance, cent fois par jour. Le roi David a institué de réciter cent bénédictions quotidiennes ; entre les prières et les repas, un Juif pratiquant les atteint naturellement.

Qui a fixé les formules ? Les Anchei Knesset Haguedola (les Hommes de la Grande Assemblee, epoque d'Ezra) ont fixe le texte des berakhot. C'est pourquoi les formules sont identiques dans toutes les communautes du monde, a quelques nuances pres.

L'anatomie d'une berakha

Toute bénédiction s'ouvre par la même matrice : « Baroukh Ata Hachem, Elokenou Melekh haolam... », « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde... ». Trois éléments essentiels : le Nom divin, la Royauté (« Roi du monde »), puis l'objet précis (« ... qui crée le fruit de l'arbre »). Une bénédiction récitée sans le Nom ou la Royauté ne compte pas.

Les trois familles de berakhot

  • Birkot hanehenin : sur les plaisirs (manger, boire, sentir). C'est le coeur de cette formation.
  • Birkot hamitsvot : avant une mitsva (tefilines, mezouza, allumage...). « ...achère kidechanou bemitsvotav vetsivanou... ».
  • Birkot hodaa : de louange et de reconnaissance (phénomènes naturels, bonnes nouvelles, délivrances).
Une berakha inutile est un probleme Prononcer le Nom divin en vain est grave (berakha levatala). D'ou la regle d'or qui reviendra sans cesse : dans le doute, on s'abstient de benir (safek berakhot lehakel) et on cherche a se rendre quitte autrement. Apprendre les regles, c'est precisement eviter ces situations.

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