Priorités et règles à table
Plusieurs aliments devant vous : lequel bénir en premier ? Et faut-il bénir chaque aliment ? Les règles d'ordre et de quantité, expliquées simplement.
Une bénédiction couvre son espèce
Principe de base : une berakha prononcée sur un aliment couvre tous les aliments de même bénédiction que vous aviez l'intention de manger. Un Haets sur la pomme couvre l'orange qui suit. Inutile (et interdit) de rebénir tant que vous n'avez pas quitté la table ou changé de cadre.
L'ordre des priorités
Quand plusieurs aliments de bénédictions différentes sont devant vous, l'ordre classique est :
- Hamotsi (le pain) avant tout ; s'il y a du pain, il ouvre le repas et couvre presque tout.
- Mezonot avant les autres.
- Haguefen (vin).
- Haets avant Haadama (selon l'usage séfarade, dans la plupart des cas).
- Chehakol en dernier.
Au sein d'une même bénédiction, on privilégie les espèces d'Israël (chivat haminim : olive, datte, raisin, figue, grenade... dans leur ordre propre), puis l'aliment entier, puis le préféré.
Les quantités qui comptent
- Avant de consommer : on bénit sur n'importe quelle quantité, même une miette.
- Après : la bénédiction finale n'est due que si l'on a mangé au moins un kazayit (environ 27-29 g) en quelques minutes, ou bu un reviit (environ 8,1 cl) d'un trait pour les boissons.
Les gestes qui accompagnent
- On bénit l'aliment en main (ou devant soi), avant d'y goûter.
- On ne parle pas entre la berakha et la première bouchée.
- Pour le pain : netilat yadaim (ablution des mains) d'abord, avec sa bénédiction, sans parler jusqu'au Hamotsi.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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