Les quatre jeûnes courts
De l'aube à la nuit : quatre fois par an, un jeûne d'un jour rythme la mémoire nationale : 17 Tamouz, Tsom Guedalia, 10 Tevet, et le jeûne d'Esther. Petit tour du calendrier.
Le format commun : de l'aube aux étoiles
À la différence de Kippour et Ticha BeAv (25 heures, cinq abstinences), les jeûnes courts vont de l'aube (alot hachahar) à la sortie des étoiles : on dîne normalement la veille (et l'on peut manger avant l'aube si on l'a prévu). Seuls manger et boire sont interdits : douche, cuir et le reste sont permis. Les offices ajoutent les Selihot, Anenou dans la Amida, et la lecture de Vayehal (Chemot 32).
Les trois jeûnes de la destruction
- Le 17 Tamouz : la brèche ouverte dans les murailles de Jérusalem (et la brisure des premières Tables, l'arrêt du sacrifice perpétuel...). Il ouvre les trois semaines de deuil (chapitre précédent).
- Tsom Guedalia (3 Tichri, lendemain de Roch Hachana) : l'assassinat de Guedalia ben Ahikam, gouverneur juif après la destruction : la disparition du dernier reste d'autonomie. Un meurtre entre Juifs, en plein temps de techouva : l'avertissement est limpide.
- Le 10 Tevet : le début du siège de Jérusalem par Nabuchodonosor : le commencement de la fin. En Israël, ce jour est aussi devenu jour du Kaddich général pour les victimes de la Shoah dont la date de mort est inconnue.
Le jeûne d'Esther
Le 13 Adar, veille de Pourim, rappelle les trois jours de jeûne demandés par la reine Esther avant d'entrer chez le roi (« et ainsi j'irai vers le roi... et si je péris, je péris »), et le jeûne des Juifs au jour du combat. Sa tonalité n'est pas le deuil mais la techouva et la confiance : avant le miracle, la prière. Il est suivi, le soir même, de la Meguila et de l'explosion de joie de Pourim.
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Chapitre suivant : Qui doit jeûner ? Les dispenses

