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Guides Les jeûnes du calendrier juif
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Qui doit jeûner ? Les dispenses

Le jeûne connaît des exceptions, et elles ne sont pas des faveurs : elles sont la loi elle-même. Qui est dispensé, quand, et comment décider proprement. Le chapitre le plus important de cette formation.

Le principe : la vie prime

« Vous garderez Mes statuts... l'homme les accomplira et VIVRA par eux » (Vayikra 18, 5) : et nos Sages de conclure : « et non qu'il meure par eux ». La même Torah qui ordonne le jeûne ordonne de le rompre quand la santé l'exige. Celui qui mange sur ordre du médecin et du Rav accomplit la volonté divine : il n'y a ni honte ni « demi-mesure coupable ».

La carte des dispenses (à valider avec un Rav)

  • Les malades : pour les jeûnes courts et Ticha BeAv, un malade (même sans danger) est en général dispensé. Pour Kippour, tout dépend de l'état : jeûne complet, « chiourim » (boire/manger par petites quantités espacées), ou alimentation normale : c'est du cas par cas médical-halakhique.
  • Femmes enceintes et allaitantes : dispensées des jeûnes courts selon l'usage séfarade dominant ; pour Kippour et Ticha BeAv, des règles précises s'appliquent selon l'état : consultation indispensable.
  • Accouchées : dans les trente jours, dispenses larges, y compris à Kippour dans les premiers jours.
  • Personnes âgées ou affaiblies, traitements chroniques (diabète, tension, psychotropes...) : évaluation individuelle ; les médicaments nécessaires se prennent selon des modalités que le Rav précise.
  • Enfants : jamais de jeûne avant 13 ans (12 pour les filles) ; l'« entraînement » ne concerne que Kippour, progressivement, sans forcer.
  • Jeunes mariés (dans leurs sept jours de fête) et participants d'une seoudat mitsva : cas particuliers des petits jeûnes : demandez.
La demarche correcte AVANT le jeune (pas au matin meme, affame et culpabilise) : 1) l'avis du MEDECIN sur votre etat ; 2) la question au RAV avec cet avis ; 3) une decision claire : jeune complet / chiourim / pas de jeune. Cette demarche EST la halakha. L'improvisation heroique n'est pas une vertu juive : c'est un contresens.

Dispensé... mais pas déconnecté

Celui qui ne jeûne pas reste dans le jour : il mange sobrement et discrètement (pas de festin), participe aux offices, donne la tsedaka, étudie le sens du jour. La dispense porte sur l'estomac, pas sur le coeur.

Astuce Si vous prenez un traitement quotidien, posez UNE FOIS la question generale a votre Rav (« comment gerer mes medicaments les jours de jeune ? ») et notez la reponse : vous serez tranquille pour toutes les annees suivantes, sauf changement.

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