Le couple, un projet divin
Une moitié qui cherche sa moitié : la vision juive du couple commence dans le jardin d'Eden et traverse toute la Torah. Comprendre ce projet change la manière de le vivre.
« Il n'est pas bon que l'homme soit seul »
Dans le récit de la Création, tout est « bon », jusqu'à la première exception : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je lui ferai une aide face à lui » (Berechit 2, 18). L'homme et la femme sont décrits comme un être originel unique, séparé puis appelé à se retrouver : « l'homme quittera son père et sa mère, s'attachera à sa femme, et ils seront une seule chair ». Le mariage juif n'est donc pas un contrat entre deux étrangers : ce sont des retrouvailles.
« Ezer kenegdo » : une aide... face à lui
L'expression est paradoxale : une aide (ezer) « contre lui » (kenegdo) ? Nos Sages y lisent la profondeur du couple : le conjoint n'est pas un miroir complaisant mais un vis-à-vis : il complète, il tempère, et parfois il s'oppose : c'est ainsi qu'il fait grandir. Deux identiques ne construisent rien ; deux différents qui s'accordent construisent un monde.
Un amour qui se construit
La Torah dit d'Its'hak : « il prit Rivka, elle devint sa femme, ET il l'aima » (Berechit 24, 67) : l'amour y VIENT APRÈS l'engagement. À rebours de la culture ambiante (l'émotion d'abord, l'engagement peut-être), le judaïsme parie sur l'amour qui grandit par les actes : donner, servir, connaître. « L'amour dépendant d'une cause disparaît avec elle ; l'amour qui ne dépend de rien ne disparaît jamais » (Pirké Avot 5, 16).
Ce que cette formation va construire
- Les étapes : rencontre, fiançailles, mariage juif et son sens.
- Le quotidien : chalom bayit, communication, rôles et équilibre.
- L'intimité sanctifiée : introduction à la pureté familiale.
- La durée : traverser les épreuves, faire grandir le lien.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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