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Guides Le couple selon la Torah
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La communication dans le couple

La plupart des crises de couple sont des crises de communication. La tradition juive, de la Torah au Moussar, regorge d'outils concrets pour parler, écouter et se comprendre. Les voici, praticables dès ce soir.

Écouter : le vrai point de départ

« Chema Israël » : le judaïsme est la civilisation de l'écoute. Dans le couple, écouter signifie : laisser finir, chercher à comprendre AVANT de répondre (« Ne juge pas ton prochain avant d'être à sa place », Pirké Avot 2, 4), et reformuler (« si je comprends bien, tu... »). La moitié des disputes meurent quand chacun se sent réellement entendu.

Homme, femme : deux langages

Nos Sages notaient déjà des sensibilités différentes : la « bina yetera » (intuition supplémentaire) de la femme (Nidda 45b), l'importance pour elle de la parole et de la considération, l'importance pour lui du respect exprimé. Sans caricaturer : beaucoup de malentendus viennent de ce que l'un « répare » quand l'autre voulait être écouté, ou de ce que l'un se tait pour protéger quand l'autre lit ce silence comme un abandon. Apprendre le langage de SON conjoint (pas celui des livres) est un travail de toute une vie, et il passe par une question simple : « de quoi as-tu besoin quand... ? »

Les mots qui construisent, les mots qui détruisent

  • L'ona'at devarim (blesser par la parole) est un interdit de la Torah, ET IL S'APPLIQUE D'ABORD au conjoint : moqueries sur les points sensibles, rappels des échecs passés, comparaisons (« ta mère... », « chez les untels... ») : interdits, littéralement.
  • Le lachon hara conjugal : se plaindre de son conjoint à des tiers (parents, amis) détruit doublement : la réputation ET la confiance. Les vraies difficultés se confient à UN conseiller choisi ensemble (Rav, thérapeute), pas au téléphone avec maman.
  • Les mots réparateurs : « pardon » (dit en entier, sans « mais »), « merci », « j'avais tort », « j'ai besoin de toi » : quatre phrases que l'orgueil rend rares et qui font des miracles.
Les sujets sensibles : un cadre Argent, belles-familles, education des enfants : les trois champs de mines classiques. Regle pratique : ces sujets se discutent A FROID, en tete-a-tete programme (« on en parle dimanche soir »), avec un objectif de DECISION commune, pas de victoire. Un couple est une equipe : si l'un gagne contre l'autre, le couple a perdu.
Le rendez-vous hebdomadaire Instituez un moment fixe en tete-a-tete chaque semaine (une marche, un cafe, apres le coucher des enfants) : sans telephone, sans logistique, juste se retrouver. La table de Chabbat y contribue, mais le couple a aussi besoin d'un espace A DEUX. C'est le « erouv » du chalom bayit : une enceinte protegee dans le temps.

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