La Amida pas à pas
Debout, pieds joints, face à Jérusalem, à voix basse : la Amida est LE moment de la rencontre. Structure, gestes et règles de la prière des prières.
L'audience chez le Roi
La Amida (« la prière debout »), appelée aussi Chemoné Essré (« les Dix-Huit », devenues dix-neuf bénédictions), est le coeur de chaque office. On s'y tient debout, pieds joints comme les anges, tourné vers Jérusalem, et on la murmure à voix basse : assez pour articuler chaque mot, pas assez pour être entendu du voisin, à l'image de la prière de Hanna (Chmouel I, 1).
La structure : 3 + 13 + 3
- Trois bénédictions de louange : le D.ieu des patriarches (Avot), Sa puissance (résurrection, pluie), Sa sainteté.
- Treize bénédictions de demande : intelligence, techouva, pardon, délivrance, guérison, subsistance, rassemblement des exilés, justice, contre les calomniateurs, pour les justes, Jérusalem, la venue du Machia'h, l'écoute de la prière.
- Trois bénédictions de reconnaissance : le retour du service divin, le remerciement (Modim), la paix (Sim Chalom).
La logique est celle d'une audience royale : on salue, on loue, on présente ses requêtes, on remercie, on prend congé.
Les gestes
- Trois pas en avant pour « entrer », comme on s'approche d'un roi.
- On s'incline à quatre endroits précis : au début et à la fin de la première bénédiction, à Modim, et à la fin.
- À la fin : trois pas en arrière et « Ossé chalom... », comme on prend congé.
- Pendant la Amida, on ne s'interrompt pour rien : ni parole, ni geste, ni téléphone.
Ajouts et répétition
Selon les saisons, on insère des mentions (la pluie, Yaalé Veyavo aux fêtes...) : votre siddour les signale. À la synagogue, l'officiant répète la Amida à voix haute : on y répond Amen, et l'on s'y joint pour la Kedoucha (« Kadoch, kadoch, kadoch »), l'un des sommets de l'office.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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