Thèmes Lois de Hochaana Rabba : questions-réponses pratiques

Ordre de Hoshana Rabba
Réponse
Le septième jour de la fête de Souccot est appelé Hoshana Rabba. C'est le dernier des cinquante et un jours accordés au peuple d'Israël pour faire techouva, et leur techouva est acceptée. C'est pourquoi il est d'usage d'y multiplier les selihot, les supplications, l'étude de la Torah et la tefila. Il convient d'étudier avec joie et enthousiasme, car à Hoshana Rabba sont remis les billets. Même après leur remise, il reste encore une possibilité de se sauver le jour de Chemini Atseret. Il faut donc s'éveiller à une grande techouva à Hoshana Rabba, et que son cœur soit saisi de crainte et de techouva toute la journée.
Réponse
Il est d'usage en Israël de rester éveillé la nuit de Hoshana Rabba et de s'adonner à l'étude de la Torah. Il est bon de lire l'ordre établi dans le livre Keriai Moed, toutes les parachiot de Michné Torah, ainsi que le Midrash Rabba sur la paracha Vezot Haberakha. Après la moitié de la nuit, on lit le livre de Tehilim. Certains ont l'habitude d'y ajouter les selihot avec les sept Kortei Berit.
Réponse
Celui qui a perdu un proche pendant la fête est autorisé, selon la décision des rabbins de Jérusalem, à participer à l'étude de Hoshana Rabba comme à son habitude.
Réponse
Après l'aube, on doit se laver les mains comme chaque jour, mais sans berakha, et on récitera toutes les berakhot du matin ainsi que les berakhot de la Torah, à l'exception de la berakha "Al netilat yadayim". Si l'on n'a pas dormi de la nuit, il ne faut pas réciter les berakhot de la Torah avant l'aube. Celui qui récite les berakhot de la Torah avant l'aube prononce le nom du Ciel en vain.
Réponse
Il faut veiller à ne pas prier avant le lever du soleil. Cependant, en cas de nécessité, lorsque l'assemblée est très fatiguée et ne peut attendre le lever du soleil, il est permis de commencer Baroukh Cheamar dès l'aube, soit soixante-douze minutes avant le lever du soleil.
Réponse
Il faut veiller à ne pas somnoler pendant la tefila de Chaharit, afin de ne pas perdre le bénéfice de la prière. On priera Chaharit et Moussaf avec enthousiasme et joie. Avant les Pessoukei Dezimra, on dira "Hachem Hou HaElohim", puis "Hachem Malakh". Entre Yishtabah et Yotser, on dira le Chir Hamaalot "Mimaamakim", comme on a l'habitude de le faire pendant les dix jours de techouva.
Réponse
On fait le tour de la teiva sept fois. On multiplie les selihot et les supplications, et on prie pour des pluies de bénédiction, car pendant la fête on est jugé sur l'eau. Lorsque le chaliah tsibour dit « Rahmana », il ne faut pas répondre après lui « Bedil ve-yaavor », car l'Ari zal a interdit de dire « ve-yaavor » le jour de Hoshana Rabba. Il convient plutôt de répondre « Amen ».
Réponse
Après la prière de Moussaf, on prend cinq branches de arava, sans les attacher au loulav, et on les frappe cinq fois sur le sol, en référence aux cinq guevourot de Mentsapakh, afin d'accomplir la coutume des prophètes qui agissaient ainsi. C'est un rappel du Mikdash, où la mitsva de arava était observée tous les sept jours selon une halakha le-Moché mi-Sinaï, et on prenait la arava pour faire le tour de l'autel. Chaque jour, on faisait un tour, et le septième jour, sept tours. C'est pourquoi les sages ont institué à notre époque le septième jour de la fête pour la mitsva de arava en souvenir du Mikdash. On ne récite pas de berakha sur la frappe de la arava, car ce n'est qu'une coutume. Dans certains sidourim, il y a une erreur de scribe indiquant dans le « Lechem Yihoud » avant la frappe de la arava que c'est pour accomplir un « yesod neviim », mais ce n'est pas exact, car il est expliqué dans la Guemara Soukka que la halakha suit l'opinion selon laquelle il s'agit d'une coutume des prophètes.
Réponse
Selon les enseignements de nos maîtres kabbalistes, il faut frapper les branches de arava sur la terre même, et non sur un sol carrelé ou une dalle.
Réponse
La coutume de frapper la arava jusqu'à ce que toutes les feuilles tombent est une pratique d'enfants, motivée par la joie. Certains pensent que la mitsva de la frappe de la arava consiste à la secouer, tandis que d'autres estiment que la mitsva est de la frapper sur le sol. Le Rama a tranché qu'il convient de faire les deux : d'abord la secouer, puis la frapper cinq fois sur le sol, et cela suffit.
Réponse
Selon l'avis du Rama MiPano, il faut prendre les branches de arava non liées entre elles, mais le Ramaz n'est pas d'accord et écrit qu'il faut les attacher. Tel est notre usage.
Réponse
A priori, il ne faut pas utiliser la arava du loulav pour la frappe de la arava après avoir défait son attache. Cependant, en cas de nécessité où il est difficile de se procurer une autre arava, on peut s'appuyer sur les avis permissifs et utiliser celle du loulav.
Réponse
En cas de nécessité, après avoir frappé la arava contre le sol cinq fois, il est permis de la transmettre à un autre pour qu'il la frappe à son tour, puis à un troisième, à condition que la arava reste encore entière, au moins avec la majorité de ses feuilles. Sa longueur doit être équivalente à celle de la arava du loulav.
Réponse
La arava ne doit être prise que seule, sans être attachée à un autre objet, afin qu'il soit évident qu'elle est prise pour la mitsva. Toutefois, si l'on tient un autre objet en main, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.
Réponse
La longueur requise pour la arava dans cette mitsva est de trois tefahim, comme la arava du loulav. Il est dit dans la guemara que Rav Nahman exige trois branches avec des feuilles fraîches, tandis que Rav Sheshet considère qu'une seule feuille sur une branche suffit. Du point de vue strict de la loi, la halakha suit Rav Sheshet, mais Rav Haï Gaon écrit qu'il est disgracieux de n'avoir qu'une feuille sur une branche, surtout de nos jours où des arava cachères sont facilement disponibles. Il convient donc, a priori, de prendre des branches de arava cachères. Si l'on ne trouve qu'une arava avec une seule feuille sur une branche, on peut s'acquitter ainsi de l'obligation du minhag neviim.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la mitsva de frapper la arava, car il s'agit d'une mitsva positive dépendant du temps, dont les femmes sont dispensées.
Réponse
À Jérusalem, il est d'usage qu'après "Alénou léchabéah", l'assemblée retourne à la synagogue, ouvre le heikhal, et que toute la communauté récite ensemble "Nishmat kol hai" du début à la fin, jusqu'à "Baroukh mehoullal betichbahot", sans mentionner le Nom divin. À la fin, on dit : "Nous acceptons sur nous, sans vœu, l'engagement ferme de dire Nishmat kol hai le jour de Hochaana Rabba l'année prochaine, à cette heure, après les prières de Chaharit et Moussaf. Puisse notre Père céleste nous inscrire dans le livre de la vie et nous accorder de longues et agréables années, et que nous nous réjouissions de Son salut." C'est une belle coutume.
Réponse
Le jour de Hochaana Rabba, on lit la paracha de Vezot Haberakha deux fois en hébreu et une fois en traduction. Si l'on a oublié ou a été empêché, on pourra la lire la nuit de Chemini Atseret ou tôt le matin avant la prière de Chaharit.
Réponse
Il est d'usage de délier l'attache supérieure du loulav à Hochaana Rabba, mais non pas le lien qui attache le loulav avec le hadas et la arava.
Réponse
Le loulav et ses espèces, ainsi que la arava après avoir été frappée au sol, sont considérés comme des objets de mitsva et peuvent être jetés. Cependant, il ne faut pas les traiter avec mépris ni les jeter à un endroit où ils seraient piétinés par les passants ; il convient plutôt de les déposer sur le côté de la voie publique.

