Transmettre, le cœur du judaïsme
Le judaïsme ne survit que par une chose : la transmission de génération en génération. Ce premier chapitre montre pourquoi les parents sont les premiers éducateurs, et ce que « éduquer » veut dire.
Une religion de la transmission
« Tu les enseigneras à tes enfants et tu en parleras, assis dans ta maison, en marchant sur le chemin, en te couchant et en te levant » (Devarim 6, 7) : la transmission n'est pas une annexe du judaïsme, elle est dans sa profession de foi. Avraham est choisi précisément pour cela : « Car Je l'ai connu afin qu'il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie d'Hachem » (Berechit 18, 19). Un judaïsme qui ne se transmet pas s'éteint en une génération : chaque parent est un maillon dont dépend toute la chaîne.
Le hinoukh : initier, pas dresser
Le mot hinoukh (éducation) vient de la racine « inaugurer » (comme Hanouka !) : éduquer, c'est inaugurer un être : le mettre en route, éveiller ce qu'il porte : pas le formater. D'où le verset directeur de toute l'éducation juive : « Éduque le jeune selon SA voie ; même devenu vieux, il ne s'en écartera pas » (Michlei 22, 6) : selon SA voie à lui, pas la nôtre : nous y reviendrons tout un chapitre.
Ce qu'on transmet vraiment
- Des pratiques : Chabbat, berakhot, fêtes, tsedaka : les gestes qui structurent une vie.
- Du savoir : l'hébreu, le Houmach, l'histoire du peuple : les clés de l'héritage.
- Des valeurs : l'honnêteté, le hessed, le respect : la Torah en actes.
- Et surtout : un AMOUR : le but final n'est pas un enfant qui « fait » mais un Juif qui AIME être juif, et qui à son tour transmettra. Toutes les méthodes de cette formation se jugent à cette aune.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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