Aller au contenu

Choisir une ville

Guides Transmettre : l'éducation juive
Lien copié

L'école, le Talmud Torah et la bar-mitsva

La maison ne suffit pas : il faut des maîtres, des textes, une communauté d'enfants. École juive ou Talmud Torah, le choix des études, et une bar-mitsva qui ait du sens : le volet institutionnel de la transmission.

Une innovation juive : l'école pour tous

Le Talmud (Bava Batra 21a) crédite Yehochoua ben Gamla (Ier siècle) d'avoir institué des écoles pour TOUS les enfants dès 6-7 ans : probablement le premier système scolaire universel de l'histoire. Le message tient toujours : l'éducation juive exige des maîtres professionnels, en complément (jamais en remplacement) des parents.

Révolution dans le monde du Hinoukh
Vidéo Révolution dans le monde du Hinoukh L'excellent site <a href="http://www.parolesdamis.com/site/index.php"> www.Parolesdamis.com </a> a développé un nouveau concept concernant l'éducation des enfants dans le judaïsme et vo... Voir sur UniversTorah

École juive, Talmud Torah : que choisir ?

  • L'école juive à temps plein : l'immersion : études générales + kodech, calendrier juif vécu, environnement homogène. C'est l'option la plus porteuse quand elle est accessible (géographie, budget : renseignez-vous sur les aides, elles existent).
  • Le Talmud Torah (cours du dimanche/mercredi en complément de l'école publique) : la voie de nombreuses familles : son efficacité dépend CRUCIALEMENT du relais à la maison : deux heures par semaine ne transmettent rien seules ; adossées à une maison vivante, elles structurent beaucoup.
  • Dans tous les cas : le choix se fait par la QUALITÉ réelle (équipe, chaleur, niveau) : visitez, questionnez, parlez aux parents. Et restez impliqués : demandez chaque semaine à l'enfant de VOUS enseigner ce qu'il a appris : révision pour lui, transmission inversée pour vous, message implicite : « ça compte pour nous ».
Le mérite de la mère Le Talmud (Berakhot 17a) attribue aux femmes un merite superieur dans l'etude : « parce qu'elles amenent leurs enfants au Talmud Torah et attendent leurs maris... ». La logistique invisible de la transmission (les trajets, les devoirs, l'inscription defendue) est comptee La-Haut comme l'etude elle-meme.

La bar/bat mitsva : un sommet, pas un spectacle

À 13 ans (12 pour les filles), l'enfant devient responsable de ses mitsvot : c'est l'entrée dans la majorité religieuse, pas un examen de chant ni un concours de réception. Pour qu'elle marque à vie :

  1. Préparer le SENS : au-delà de la paracha à lire, un programme sur « que signifie être responsable » : les tefilines (pour le garçon), les mitsvot du quotidien, un projet de hessed personnel.
  2. Impliquer l'enfant dans les choix : son dvar Torah, sa tsedaka (un pourcentage des cadeaux à une cause qu'IL choisit).
  3. Proportionner la fête : que le buffet ne devore pas le message. Les plus belles bar-mitsvot ne sont pas les plus cheres : ce sont celles dont l'enfant ressort GRANDI et fier.
Apres la bar-mitsva : le vrai test Le decrochage post-bar-mitsva est le grand echec classique (« j'ai fini ! »). Antidote : preparer l'APRES avant : un cours pour ados choisi AVEC lui, un role valorisant a la synagogue, un mouvement de jeunesse. La bar-mitsva doit etre une porte d'entree, pas de sortie.